Il y a des destinations que l’on associe d’instinct à la randonnée — les Alpes, le Népal, la Patagonie — et d’autres que l’on découvre presque par hasard. Le Cap-Vert appartient à cette seconde catégorie. On y vient souvent pour le soleil et les plages ; on en repart marqué par ses montagnes.
À une poignée d’heures de vol de l’Europe, ce petit archipel posé au large du Sénégal réunit des paysages d’une variété déconcertante. D’une île à l’autre, on passe des dunes désertiques aux vallées luxuriantes, des plateaux arides aux pentes d’un volcan toujours actif. Cette diversité, concentrée sur un territoire minuscule, fait du Cap-Vert un terrain de marche idéal pour qui veut enchaîner les ambiances sans multiplier les longs trajets.
Le cœur battant de la randonnée cap-verdienne se trouve à Santo Antão. L’île déroule un dédale de sentiers pavés, hérités de l’époque où ils constituaient les seules voies de communication entre les villages. On y marche sur des crêtes balayées par les alizés, on plonge dans des ribeiras où l’eau fait pousser canne à sucre et manguiers, et l’on croise des habitants chargés de récoltes qui empruntent ces mêmes chemins depuis toujours. L’expérience tient autant de la marche que de la rencontre.
Plus au sud, Fogo joue une tout autre partition. Son volcan, dont le cône s’élève au milieu d’une vaste caldeira lunaire, se gravit au petit matin, dans un décor de cendres noires où l’on cultive pourtant la vigne. Atteindre le bord du cratère au lever du soleil reste l’un de ces moments que l’on n’oublie pas. Entre les deux, São Vicente et sa ville portuaire de Mindelo offrent une respiration musicale et chaleureuse, fidèle à cette douceur de vivre — la morabeza — qui imprègne tout le pays.
Reste que le charme du Cap-Vert a un revers : tout y est un peu artisanal. Les liaisons entre îles, par ferry ou par avion, demandent de l’organisation ; les meilleurs sentiers ne sont pas toujours balisés ; et l’hébergement, souvent chez l’habitant, se réserve mieux avec un relais local. C’est là qu’intervient l’intérêt d’une agence de terrain. En confiant la logistique à un spécialiste comme Actour, implanté sur l’archipel, on s’épargne le casse-tête des correspondances tout en profitant de guides qui connaissent réellement le pays et ses chemins.
Le Cap-Vert ne rivalise pas, par l’altitude, avec les grands massifs de la planète. Mais il offre quelque chose de plus rare : une intensité de paysages et une authenticité de rencontres, à portée d’une semaine de vacances. Pour le voyageur en quête d’un trek dépaysant mais accessible, l’archipel a tout d’une évidence — il ne lui manquait qu’un peu de notoriété. C’est en train de changer.