Vagabondage

Et ça continue...

Le 21/04/12, 8:23

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Salut à tous !

Nous sommes désormais en Thailande, quatrième pays de notre périple. Depuis la dernière fois, nous n’avons fait que deux étapes, Siem Reap (Angkor) et Bangkok, très riches en découvertes et belles surprises.





Siem Reap et les temples d’Angkor




Après Sihanoukville, nous enchaînons donc avec Siem Reap, toujours au Cambodge. Cette jolie ville se trouve à moins de 10kms du fameux site d’Angkor, que nous décidons de découvrir par nos propres moyens, en bicyclette comme souvent.




Nous tombons sur deux vélos, au mauvais karma, réincarnés du coup en « charrues » (roues voilées, selle à hauteur asiatique, hernies aux pneus, « pédale en diagonale »... la totale !!) à la découverte des différents temples, répartis sur une trentaine de kilomètres. Sous un soleil de plomb, on boira chacun plus de 4l d’eau pour tenir le coup.




On croisera beaucoup de touristes. Le nouvel an bouddhique approchant, Angkor constitue une destination phare pour les locaux, qui viennent en pèlerinage dans les différents temples lors de ces fêtes religieuses.
Le site d’Angkor, capitale du royaume Khmer du 9ème au 15ème siècle, est en effet une grande fierté pour tout le peuple cambodgien qui en a d’ailleurs fait son emblème. L’ultra-célèbre sanctuaire d’Angkor Wat figure même sur leur drapeau.




On découvre également le Bayon, un temple aux multiples visages. Aucun archéologue n’a pour l’instant trouvé une explication qui fasse l’unanimité sur ces énormes visages sculptés dans la pierre.




Mais notre préféré restera le temple de Ta Prohm. Même s’il a été restauré, la végétation est restée très présente à l’intérieur du temple. On y découvre une quantité d’arbres enchevêtrés dans les vestiges angkoriens. Très chouette ! Le temps d’un instant (entre deux wagons de touristes déversés en masse par les différents bus d’agence), on se rêve même explorateurs et découvreurs du site originel.




Pour nous remettre de nos efforts, nous nous lançons le soir dans un « fish massage ». Des milliers de petits poissons viennent nous manger les peaux mortes de nos 4 pieds endoloris, nous procurant une sensation assez indescriptible.





Le lendemain, nous partons en tuk tuk au sud de Siem Reap pour prendre un bateau et découvrir le Tonle Sap. Il s’agit d’un gigantesque lac (le plus grand d’Asie du sud est), qui apporte en poisson près de 80% de la protéine alimentaire au Cambodge. Il est relié au Mékong par une rivière, le Tonle Sap, au phénomène hydrologique étonnant (unique au monde). En saison sèche, la rivière s’écoule du lac vers le Mékong alors que lorsque celui-ci est en crue, le cours de la rivière s’inverse, déversant le trop-plein du Mékong dans le lac.




Nous visitons le Tonle Sap durant la saison sèche, à son niveau le plus bas. A Kompong Phluk, le village que nous croisons, nous voyons donc les énormes pilotis des différentes maisons de pêcheurs: le Tonle Sap monte de plus de 8m en saison des pluies. Impressionnant !!!




Voilà pour Siem Reap et le Cambodge que nous avons vraiment adoré ! Nous traversons donc la frontière pour aller en Thailande (pas de fièvre pour Pauline...), premier pays à ne pas avoir subi (trop longtemps) la présence française. Car « subir » est bien le terme... Quand on sait que même nos illustres ministres de la culture se sont octroyés des « droits de cuissage » sur ces pays : entre André Malraux qui saccageait pour son propre compte des temples angkoriens (on a lu son roman « La voie royale », édifiant) et Frédéric Mitterand qui prenait du plaisir avec cette « profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles », on ne peut qu’être écœuré par le rôle prétendument positif et bienveillant de la présence française...





BANGKOK :




Quitte à arriver en Thailande, autant arriver dans sa capitale... Et quitte à arriver à Bangkok, autant arriver pendant le Songkran... Vous ne savez pas ce que c’est ? Et bien, nous non plus jusqu’à ce qu’on traverse les rues avec nos énormes sacs à la recherche de notre hôtel et qu’on se fasse arroser par tout le monde.






Le Songkran est une fête à la base religieuse, durant le nouvel an bouddhique où chaque pratiquant va dans un temple pour arroser un bouddha, améliorant ainsi son Karma. Comme cette fête coïncide avec les jours les plus chauds de l’année, le Songkran est devenu la plus grande bataille d’eau au monde.



Durant la journée, c’est encore assez calme. On croise des enfants avec des pistolets à eau, des mamies avec de petites bouteilles ou des jeunes avec seaux et jets d’eau, chacun nous arrosant copieusement pour nous apporter chance et prospérité, disent-ils... Ambiance vraiment bon-enfant, on nous caresse même les joues avec de la pâte blanche. On est bonne pâte, on se laisse faire... Mais le soir, c’est la folie. Tous les jeunes de Bangkok et des alentours se donnent rendez-vous vers Kao San Road (une rue proche de notre hotel...).




Après avoir visité quelques quartiers de Bangkok, on se retrouve donc dans cette marée humaine, épicentre de la plus grande bataille d’eau au monde. Vraiment impressionnant... et un peu flippant quand un déséquilibré tire un coup de feu en l’air provoquant un mouvement de panique dans la foule, mais libérant ainsi le passage pour quelques instants jusqu’à notre hôtel.
On a survécu au Songkrann chose la plus folle jamais vue !!!!




A Bangkok, on restera 4 jours, visitant la plupart des quartiers intéressants : Chinatown et le Quartier indien, le quartier chaud, l’ouest de Bangkok et ses Khlongs (canaux). On se paiera même le luxe de manger en haut de la plus haute tour de Thailande pour profiter de la vue exceptionnelle sur Bangkok.









On a vraiment été agréablement surpris par cette ville, qui renvoie pourtant dans les films et les livres une atmosphère beaucoup plus glauque et oppressante. Qu’en sera-t-il du Pont de la rivière Kwai et du Triangle d’or, autres lieux très romancés et prochaines destinations de notre périple ?





Des bises à tous, profitez bien de vos vacances et de votre droit de vote... On suit ça de loin mais on reste concernés. On vient d’ailleurs de voir que la population carcérale en France vient d’atteindre un nouveau record... Quand on sait que durant les Khmers rouges, les écoles ont toutes été fermées pour permettre l’ouverture de prisons, ça donne à réfléchir...





QUIZ : BANGKOK PLAGE ?




Après la trêve pascale, voici une nouvelle énigme. En plein Bangkok, ville de plus de 10 millions d’habitants, nous avons vu des milliers de châteaux de sable. Pourquoi ? Réponses exactes ou poétiques acceptées comme toujours...

Voir les photos : Thaïlande - Bangkok ]

Posté par PaulinetPierre

Cambodge: de Phnom Penh à Sihanoukville

Le 11/04/12, 5:02

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Salut tout le monde !

On s’excuse d’abord pour le retard de ce nouvel article, mais la connexion étant très mauvaise par endroit, cela complique les choses...
Nous voilà donc de retour pour vous détailler la suite de notre joli périple au Cambodge qui nous amène aujourd’hui jusqu’aux belles plages de sables fins tout au sud du pays. Au programme : Phnom Penh la capitale, Kep et l’ile aux Lapins, Kampot, Sihanoukville, une gastro partagée et de multiples anecdotes pour pimenter le tout !

Les paysages, l’atmosphère générale et les gens nous rappellent beaucoup le Laos, par contre, nous ressentons une présence militaire/policière plus importante et un réseau de prostitution bien plus développé et/ou visible... Sinon, nous profitons et prenons toujours autant de plaisir à admirer les beautés naturelles toujours aussi magnifiques et dépaysantes...





Phnom Penh





Jolie petite capitale où la présence coloniale se ressent assez fortement à travers l’architecture de certaines maisons, les panneaux de signalisation, les restaurants français/boulangerie... Mais mis à part le petit centre historique où se loge le palais royal et le musée national, le reste de la ville n’a pas beaucoup de cachet.




Comme toujours, nous privilégions la marche à pied pour mieux nous imprégner des différentes ambiances de quartier et faisons escale dans les marchés (où je me suis dégotée une petite montre Rado pour rien du tout ! Vive les affaires Se marre et les contrefaçons Crying or Very sad ) et bien évidemment le célèbre « camp S-21 » crée par Pol Pot (dont seuls 7 prisonniers en sortiront vivants) devenu le musée de crime génocidaire.




A peine entrés, l’atmosphère est oppressante et le silence, demandé par les pancartes, s’impose de lui-même. Nous ferons donc la visite des 4 bâtiments (ancien lycée), dont 2 d’entre eux ont été transformés en mémorial, où se côtoient photos de prisonniers de tout âge (parfois c’est la famille entière) et photos de soldats Khmers rouges (cette association peut paraître assez déplacée mais elle est apparemment faite dans une perspective de réconciliation du peuple cambodgien avec lui-même).


Dans le 1er bâtiment, les salles de classe sont transformées en salle de torture avec pour seul contenu un lit métallique anciennement branché au courant électrique, des chaînes et une boite de munition servant de pot de chambre.
Les 3 autres bâtiments, était le lieu de « stockage » des prisonniers parqués dans des cellules individuelles misérablement petites...







Une sensation d’écœurement ne nous aura pas quitté pendant toute la visite.


Kep et Kampot




Après une tourista communicative, rien de tel que la plage pour se reposer ! Kep est une toute petite ville avec un marché aux crabes lucratifs, qui mérite que l’on s’y attarde pour profiter de sa belle plage, faire escale à l’ile aux lapins et explorer sa campagne jusqu’à Kampot. On a adoré les 2 jours passés dans le petit paradis de l’ile. Atmosphère paisible, belle plage, belle eau, chouette bungalow, poissons grillés pas chers et vraiment bons... Que demander de plus pour se requinquer Cool














La forme revenant peu à peu nous nous sommes loués une motobike pour visiter les alentours. En vrais paparazzis que nous sommes, des pauses photos s’imposaient. Il y en a une que j’ai bien faillé regretter Surpris Je m’aventure de 2 mètre dans l’espace privé d’une entreprise pour faire LA photo de la journée, mais malheureusement un chien n’était pas du même avis. Je me ravise, commence à filer rapidement (oui je sais c’est la dernière chose à faire...) donc forcément un autre chien se met à me foncer dessus. J’avoue j’ai senti la fin de mon mollet et de ma cuisse, mais c’était sans compter sur mon valeureux chevalier sur sa moto qui pousse un super cri et me sauve la vie (enfin la jambe, faut pas pousser ! Razz ).





Sihanoukville

Véritable lieu de villégiature pour les khmers et expatriés, la ville est bordée de différentes plages plus ou moins sauvages mais avec un charme certain. L’atmosphère paisible aidant, malgré les bars à callgirl, on décide de se poser quelques jours et profiter du soleil.
Nous aurons tout de même eu une petite frayeur lors d’une virée en vélo où 2 motards auront essayé de me voler mon sac à dos déposé dans le panier (mais attaché au guidon) et m’auront trainé sur 10m et fait tomber avant de comprendre qu’il n’y arriverait pas ! Heureusement plus de peurs que de mal...









A très bientôt pour la suite des aventures !

On vous embrasse très fort




PS: Pas de concours aujourd'hui, on vous laisse profiter de vos vacances (On n'a surtout pas eu le temps d'y penser Neutre) Mais, on vous donne, en commentaire, les résultats et le classement après ces deux mois de voyage.

Posté par PaulinetPierre

Sud du Laos

Le 01/04/12, 16:50

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Salut à tous ! Nous sommes à Phnom Penh, capitale du Cambodge, à la découverte du troisième pays de notre périple. Au programme de cette dernière semaine et de cet article donc: une mise en quarantaine, des heures de bus et de vélo, un mariage, du coca (pour mon petit estomac fragile Embarras ) et de la bière qui coulent à flot et toujours deux voyageurs very very Happy...





PAKSE :




De Ventiane, capitale du Laos peu enthousiasmante de prime abord et que nous n’avons pas pris la peine de découvrir outre mesure (nostra culpa...), nous avons pris un bus de nuit pour Pakse au sud du Laos. Là aussi, nous avons été quelque peu déçus par la ville en elle-même qui ne présente pas un intérêt énorme, mais heureusement qui est un point de départ idéal pour découvrir le plateau des Bolaven à une cinquantaine de kilomètres. Cette région très fertile en raison de son altitude assez élevée et d’une température plus clémente est réputée pour son café (l’un des plus recherchés et chers au monde... excellentissime !), ses paysages sauvages et les villages d’ethnies animistes.






Nous découvrons donc une culture complètement différente de celle des laotiens... et de la notre. Pas de bouddhisme : ici, on croit aux esprits. On fait donc un sacrifice pour à peu près tout et n’importe quoi, chaque habitant a déjà son cercueil qui l’attend sous sa maison, les enfants fument dès 5 ans. On découvre également des restes de bombes stockées dans une ancienne école. Le Laos a été en effet le pays le plus bombardé au monde lors de la guerre du Vietnam : les américains ont largué l’équivalent de 500kg de bombes par habitant !!!





DON DET :

Nous descendons ensuite sur Don Det que beaucoup de routards nous avaient conseillé. Il s’agit en fait d’une des « 4000 îles » sur le Mékong, à l’extrême sud du Laos, prise d’assaut par les backpackers du monde entier. Ambiance très relax et cosmopolite mais assez peu authentique au final. On retrouve donc tout ce qui fait le succès de ces endroits recherchés par les jeunes routards : soleil, hamacs et drogues...




On ne s’éternisera donc pas ici mais on prendra quand même le temps, malgré une chaleur étouffante et l’impression de fondre littéralement au soleil, de découvrir cette île qui doit vraiment être magnifique lorsque les rizières sont vertes.



On se prend donc rapidement un bus pour Kratie, au Cambodge. Le trajet annoncé en 4h durera finalement 8h. Les routes au Laos auront d’ailleurs été épouvantables et ont été véritablement un frein pour notre découverte du pays. Mais on ne va pas blâmer les laotiens là-dessus, bien au contraire. Entre les bombardements américains et la période française, ils n’auront vraiment pas été aidés. En 50 ans de présence ici, notre joli pays, n’aura rien développé en termes d’infrastructures, se servant simplement du Laos comme d’un état tampon entre le Vietnam et la Thailande. Toxique...




A la frontière Laos-Cambodge, on se fait à nouveau pointer par un pistolet-thermomètre et là, les policiers tombent sur Pauline et la placent en quarantaine... Est-ce la surchauffe à cause de la chaleur ou d’un gateau de Don Det qu’elle a du mal à digérer ??? Toujours est-il qu’elle commence à remplir les papiers de mise en quarantaine avant qu’une nouvelle prise de température ne vienne la blanchir définitivement. Heureusement, car ça m’aurait embêté de retourner une nouvelle fois à l’Ambassade (épisode raconté dans la galerie photo... elle nous les fera toutes Se marre )


KRATIE :




Nous voilà donc à Kratie dans cette ville peu connue des touristes. Nous ne pensions qu’y « transiter », nous y resterons finalement 5 jours, à notre plus grand plaisir. Dès notre arrivée, nous rencontrons Pit, un cambodgien vraiment sympa qui va épouser la fille du papa de la Guesthouse dans laquelle nous logeons. Très rapidement, il nous invite même à son mariage quatre jours plus tard. On ne s’est donc pas fait prier.

En attendant la cérémonie du mariage, on assiste aux différents préparatifs et on part surtout à la découverte des environs, sur les bons conseils de Pit. De beaux moments. Sans croiser un seul touriste, on découvre une île sur le Mékong beaucoup plus authentique que Don Det, une campagne cambogienne vraiment paisible, des temples, des enfants au sourire communicatif en étant à chaque fois accueillis très chaleureusement. Un régal !!!






Arrive le jour du mariage. Nous mettons nos habits les plus classes (les moins roots plutôt...), que nous essayons de repasser avec notre gros guide du routard... On assiste donc, de loin ou de près, aux différentes cérémonies qui émaillent la journée du mariage, qui commence dès 6h du matin (notre chambre donnait sur l’ampli de la sono...): cérémonie avec les moines bouddhistes qui apportent leurs bénédictions, cérémonie des ciseaux (les mariés se font virtuellement couper les cheveux, synonyme de passage à l’âge adulte) et surtout cérémonie de la bière...




Le soir, le repas n’est en effet qu’un prétexte : tout le monde nous expliquera qu’il faut en fait boire jusqu’à l’ivresse avant d’aller danser.




Dès qu’un convive décide de boire (toutes les 2 minutes environ...), tout le monde trinque et doit boire son verre de bière. Si l’un d’entre eux décident de le boire cul-sec (c'est-à-dire une fois sur deux), tout le monde doit l’imiter... On a donc mangé un peu, bu beaucoup... et forcément dansé. Un grand moment, là-aussi !






Bises à tous, à très vite !!






JEU :
Deux photos dans la galerie « Kratie », marquées de « ??? », ne demandent que votre petite légende... Des points à ceux qui découvrent le pourquoi de la chose ou qui nous invente une explication improbable...

Posté par PaulinetPierre
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