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Manali, dernière étape d'un long périple

Le 06/08/12, 11:16

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[ Situer sur la carte : Inde - DELHI ]

Après une nuit interminable dans un bus conduit par un chauffeur qui n’a visiblement pas peur du risque, nous arrivons à Manali. Cette ville est en hiver une station de ski, mais c’est aussi et surtout, la porte d’entrée vers les hautes montagnes de la chaîne himalayenne. La vieille ville est restée très typique avec ses vieilles maisons en bois est ses vaches à tous les coins de rue qui sont rentrées le soir pour réchauffer les maisons. On se trouve une petite guesthouse isolée entre un champ de pommier et un autre de ganga. Ce village n’est vraiment pas comme les autres.

Manali est pour nous l’occasion de faire un grand trek en haute montagne que nous reservons dés notre arrivé. Le programme est simple : 4 à 5h de marche par jour pour grimper de 2500 à 4200 mètres d’altitude et profiter du panorama, puis redescendre sur terre Smile

On démarre à 9h le premier jour, et tout ne se passe déjà pas comme prévu, le muletier a égaré ses mules dans le brouillard et nous devons faire appel à des porteurs au dernier moment pour les remplacer. Nous démarrons notre ascension dans le brouillard et rapidement, la pluie vient s’en mêler. Nous arrivons à notre premier camp de base 4h après, complètement trempés. Malheureusement, les porteurs, avec chacun 40 kilos sur le dos, ont une heure de retard sur nous. Nous les attendons donc dans le froid et sous la pluie. Cette heure d’attente dans des conditions très difficiles aura presque raison du moral de l’équipe. A l’arrivée des porteurs, nous installons rapidement le campement et allons tous nous réchauffer sous une grande tente en buvant du chai et en rigolant de nos mésaventures. Notre petite troupe est composée de 4 français, 3 anglais, 2 espagnoles, 1 hollandais et 12 porteurs et guides indiens. L’ambiance de la soirée est chaleureuse et décontractée et nous fait oublier les difficultés de la journée.

Après une nuit marquée par les braiements d’une vache qui voudrait bien s’abriter avec nous sous la tente, nous faisant une belle frayeur au passage, nous démarrons notre seconde journée sous une météo plus clémente, même si le brouillard n’est jamais loin. Après avoir grimpé quelques centaines de mètres à travers des champs de fleurs multicolores et escaladé des gros rochers, nous traversons plusieurs plaques de neiges, avant d’arriver enfin au sommet de la montagne, à 4200 m d’altitude, où un lac s’est formé avec la fonte des neiges. Nous profitons de quelques rayons de soleil pour déjeuner et nous reposer, ce qui nous fait une belle récompense après tous ces efforts. Nous redescendons la montagne pour établir le camp pour la seconde nuit à 3700 mètres d’altitude.

Malgré la fatigue, la deuxième soirée est tout aussi animée que la première, et se termine par une grande partie de cartes avec tous les porteurs. Nous passons une nuit assez humide, rythmée par les cris des yaks, des vaches, des moutons et des chiens, une vraie ménagerie ! La pluie cesse en fin de matinée, c’est le signal que l’on attendait pour entamer notre descente. Nous repartons donc pour la dernière étape de ce trek, mais pas des moindres. Dans des pentes à 45° et sous la pluie, nous enchaînons les passages dans la boue et les rochers. Quelques heures vraiment éprouvantes ! L’arrivée dans le village de Vashist, en face de celui de Manali, est vraiment étrange. Nous nous sentons fantômes trempés et boueux au milieu de cette vie citadine, loin de la vie simple dans les montagnes.

La dernière étape de notre voyage touche à sa fin, et c’est avec une certaine excitation que nous rejoignons Dehli pour préparer notre retour sur le plancher des vaches, françaises cette fois. Juste le temps de passer quelques moments avec la bande de copains de promo indiens d’Eva et de nous remettre de nos courbatures, avant d'entamer notre dernière journée de transport vers notre pays.

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McLeod Ganj, la petite Lhassa

Le 26/07/12, 8:31

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[ Situer sur la carte : Inde - DELHI ]

Depuis Amritsar nous mettons une journée de bus pour rejoindre McLeod Ganj. Nous voyons le paysage se modifier au fur et à mesure de notre traversée du Punjab, ainsi que la température, pour notre plus grand plaisir ! Des plaines de rizières gorgées d’eau, nous passons dans les montagnes de forêts de pins. Nous sommes aussi rapidement surpris par une odeur très reconnaissable. En effet, ici, la mauvaise herbe n’est autre que du chanvre, et cette plante interdite dans de nombreux pays, se trouve partout sur les bas cotés de la route.

McLeod Ganj est un village perché sur une crête dans la montagne, au milieu de forêts de pins. Elle est constamment noyée dans une épaisse brume, qui s’évapore quelques minutes de temps en temps, nous laissant entrevoir une superbe vallée. Encore une fois, l’histoire nous rattrape car cette ville protège avant tout la mémoire des tibétains et leur culture. Nous réapprenons en effet ce qu’est la révolution culturelle chinoise de 1949, l’invasion du Tibet par 40 000 soldats (contre 6 000 tibétains) pour « libérer » le Tibet, et ses effets, le génocide lattent d’une population tibétaine qui n’est plus qu’une minorité dans son pays.

Cette ville est le refuge du gouvernement tibétain en exil, ainsi que la demeure de Son Excellence le Dalaï Lama. Nous y croisons donc beaucoup de moines tibétains, hommes et femmes habillés de la toge pourpre et safran, ou bien gérants de délicieux restaurants végétariens ou de magasins d’objets traditionnels tibétains. Emerveillés par toutes ces nouveautés, nous faisons suffisamment d’emplettes pour ouvrir à notre tour un magasin Razz

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En route pour les merveilles de l’Inde

Le 22/07/12, 15:04

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[ Situer sur la carte : Inde - DELHI ]

Varanasi nous a mis dans le bain. L’Inde est un beau pays mais il se mérite, et la suite de nos aventures va encore nous le prouver. Nous prenons en fin de journée un train de nuit pour Agra, la ville des Maharajahs. On passe une bonne soirée à discuter avec des touristes et des Indiens, mais la nuit est plus difficile, il fait très chaud et humide sur nos petites banquettes en plastique. Dès notre arrivée à Agra, nous nous effondrons dans notre lit jusqu’à la mi-journée.

Malgré la chaleur, nous partons visiter le Fort Rouge d’Agra, qui fut à tour de rôle caserne militaire et palais des plus grands Maharajahs Moghols d’Inde. L’édifice offre un beau mélange : palais de marbre blanc avec vue imprenable sur les grands jardins et sur l’étincelant Taj Mahal et hautes murailles de pierres rouges avec des douves autrefois infestées de crocodiles. Une belle mise en bouche qui nous rend impatient de visiter le mausolée situé de l’autre côté de la rivière Yamina. Avec son dôme central et ses quatre minarets identiques, l’utilisation du marbre blanc incrusté de pierres, ses bassins et jardins parfaitement symétriques, le Taj Mahal offre un panorama extrêmement photogénique. Comment ne pas être sensible à la perle de l’art musulman en Inde ? Mieux que la visite, prendre un verre sur les toits du quartier jouxtant le Taj Mahal, et assister au coucher de soleil qui teinte le ciel d’un rose orangé, faisant ressortir la blancheur du mausolée, reste un moment inoubliable.

Deux jours de voyage épuisant nous conduisent à Amritsar dans la région du Punjab, tout près de la frontière avec le Pakistan. Nous remarquons immédiatement une différence de physionomie : les punjabis sont plutôt grands, costauds et poilus. Les Sikhs, avec leur grand turban sur la tête, leur belle barbe, leur long nez et leurs yeux clairs, contrastent avec la plupart des indiens qui semblent toujours sortir de leur brushing et qui adoptent une petite moustache. Nous sommes ici pour voir l’édifice le plus sacré des Sikhs, le Temple d’Or (ou Harmandir Sahib). Le temple doré de trois étages est entouré d’un bassin sacré puis d’une longue promenade en marbre blanc. Outre l’édifice somptueux, décoré avec les mêmes techniques que le Taj Mahal, le temple est remarquable par son ouverture à tous les peuples et toutes les croyances. Si on le souhaite, grâce à une logistique fabuleuse et à des bénévoles énergiques, on peut en effet y être logé, blanchi et nourri gratuitement. Bien qu’on y ait été accueilli par des dizaines de regards curieux, on s’y est senti à l’aise et les bienvenus. Malgré la foule, le temple donne un sentiment d’apaisement et de sérénité. On y passe nos deux soirées dans cette ville, profitant du soleil couchant et de la relative fraicheur qui va avec.

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Varanasi, ville sacrée

Le 17/07/12, 8:14

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[ Situer sur la carte : Inde - DELHI ]

Sacrée entre toutes, Varanasi est une ville atypique : chaotique et imprégnée de spiritualité. La ville s’étire le long du Gange, le grand du fleuve sacré Indien, où la vie et la mort s’entremêlent dans des rites d’un autre temps. Ici, on vient pour mourir car finir ca vie à Varanasi, c’est mettre un terme au cycle de la réincarnation pour enfin accéder au paradis. Et c’est pour ça que l’on retrouve partout en ville mais surtout sur les ghats (grands escaliers menant au fleuve sacré) des vieux, des handicapés et des mourants, mendier pour vivre leurs derniers jours. On pourrait trouver cela horrible, mais ici, c’est étonnamment normal, la mort fait partie des étapes de la vie.

Nous arrivons à Varanasi en début d’après midi, et trouvons rapidement la Guest house que l’on nous avait conseillée, dans le paisible quartier d’Assi ghat, au sud de la ville. La première chose que l’on remarque en arrivant en ville, se sont les vaches. Elles sont partout, dans la gare, au milieu des routes, au bord du Gange et souvent regroupées dans les petites ruelles ombragées, bloquant ainsi le chemin. Les vaches en ville, c’est assez déroutant, surtout ce qui va avec, les bouses : il y a en partout, avec leurs nuées de mouches bien sûr.

La seconde, c’est le Gange et ses fameux ghats. Il y en a tout le long de la ville, tous se ressemblent mais ont souvent un usage différent. Certains sont utilisés pour les bains rituels, d’autres pour les vaches, d’autres pour les crémations et d’autres encore pour les cérémonies ou tout simplement pour un bon pique nique. On peut également y faire sa vaisselle, pêcher, se laver, se baigner et jouer avec les copains… C’est très intéressant de s’arrêter voir la vie s’y dérouler, il s’y passe d’ailleurs toujours quelque chose. Le premier soir nous restons à Assi ghat pour assister à une cérémonie dédiée à la mère Gange et bénissant les quatre points cardinaux.

Le lendemain, nous partons à l’assaut de la ville et de son labyrinthe de ruelles très étroites, toujours bordées de magasins allant de 1 à 20 m² maximum (on préfère ceux de 1 m², plus atypique). On en ressortira les bras chargés de soieries et d’étoffes en tout genre, spécialités de la ville. On finit la journée sur les Ghats principaux de la ville et notamment le grand ghat de crémations, où l’on rencontre Soni. Ce jeune garçon de 14 ans rêve de venir à Paris, mais pour le moment, soit il joue au cricket, soit il vend du bois pour les crémations. Il nous explique que brûler un corps coûte en moyenne 3000 Rps, mais cela dépend de la qualité du bois utilisé. Il nous montre et nous explique tout, les cortèges qui arrivent de la ville portant le défunt sur un brancard qu’ils plongent dans le Gange avant de lui fracasser le crane pour libérer son âme, pour enfin le poser sur un brasier et pousser les cendres dans le Gange. Ensuite, la famille et les amis réunis vont à leur tour se purifier en s’immergeant dans l’eau sacrée par trois fois, avant de rentrer chez eux. Ils ne mangeront pas avant le lendemain.

Nous sortons un peu de l’ambiance de Varanasi pour aller dans une autre ville sacrée, Sarnath. C’est en effet là que Bouddha a prononcé son sermon, faisant de cette ville un lieu très important pour les bouddhistes. Nous nous attendions à trouver un temple paisible, au milieu de la verdure, mais sûrement pas un zoo et une fête foraine ! On se demande ce qu’en aurait dit l’Illuminé. Mais en s’éloignant un peu de l’agitation et de la foule, on a découvert une multitude de temples des grandes nations bouddhiques, chacun avec le style et l’architecture propres à leur pays : par exemple un temple en bois avec des portes coulissantes pour le Japon, un temple très coloré avec des rouleaux à l’entrée pour le Tibet. Nous avons été émus de trouver autant de diversité, dans ce pays tellement accueillant et ouvert.

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Des Philippines aux Indes

Le 16/07/12, 15:13

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[ Situer sur la carte : Inde - DELHI ]

Le voyage des Philippines aux Indes a été une vraie mission, comme on en a déjà fait et comme on ne voudrait plus en faire : 3 jours/3 nuits de transports, avec des bateaux, des avions, des bus, un train et encore plus de tuk-tuk et de taxis, une grande aventure logistique.

Tout commence sur l’île de Malapascua, au bord d’une belle plage de sable blanc, avec une eau turquoise et des enfants qui font l’animation, alors que nous attendons notre bangka (barque locale) pour quitter l’île et rejoindre l’île de Cebu. 5h de bus plus tard, nous arrivons dans la turbulente Cebu City, qui nous avait tant déçue lors de notre arrivée nocturne. Nous profitons de la fin d’après midi pour découvrir la ville ; quoi de mieux que le grand marché central pour cela ! C’est sale, grouillant de monde, et les camions, voitures, pousse-pousse, se relaient pour tenter de nous écraser… mais on commence à avoir l’habitude et on arrive même à apprécier cette effervescence, et la concentration des joueurs autour des mini-billards installés au milieu des vendeurs en tous genres. On ne profite pas de la vie nocturne, le réveil est programmé à 4h et une longue journée nous attend encore le lendemain.

Nous décollons de Cebu pour Manille vers 7h30. En arrivant, on apprend que notre vol pour Bangkok est retardé de 3h, puis 4h finalement - heureusement qu’on avait prévu large pour la correspondance à Bangkok. 5h d’attente et 4h de vol plus tard, nous arrivons donc sans encombre (chargés tout de même d’un petit rhume) à Bangkok vers 17h (jetlag inclued ),où on a juste assez de temps pour récupérer nos bagages et s’enregistrer pour le vol suivant. Le seul hic, plutôt monumental, c’est que notre vol à été annulé 6 mois plus tôt par la compagnie aérienne et que personne n’a daigné nous avertir que notre vol pourtant « confirmé » n’existait plus… La vraie galère commence… On est dimanche, notre agence de voyage en faute est fermée, tant pis, on ne pourra pas compter sur elle. On décide d’aller de l’avant et de prendre le prochain vol pour l’Inde. Ce sera le lendemain matin, pour Calcutta. Notre arrivée en Inde se fait donc par la porte orientale. Finalement, ça nous plait de ne pas passer par Delhi, qu’on se réserve donc pour la toute fin, on relativise en se disant que cela nous fait une ville supplémentaire à découvrir.

Ca y est, on est en Inde, les premières impressions de Damien : « C’est crade et bruyant, mais ça éveille la curiosité », pas si mal pour débuter. Nous profitons d’une courte halte pour visiter le centre de Calcutta, son marché aux fleurs et ses boutiques de quartier. Nous sommes une attraction pour les locaux, les indiens nous fixent du regard, puis se bousculent pour nous regarder passer ou nous parler quand ils en ont le courage. Les seuls qui ne nous voient pas sont ceux qui courent d’un côté à l’autre du pont Howla, portant sur leur tête des sacs plus gros qu’eux sur des kilomètres pour gagner 5 roupies (1 ct d’euros). Ça fait réfléchir !

Nous enchaînons directement par un voyage en train de nuit de 15h pour nous rendre dans la ville sacrée de Varanasi. Le train en Inde c’est toute une histoire, pas possible de se reposer, tout le monde s’affère autour de nous, nous pose des questions ou nous regarde tout simplement l’air de se demander ce que font deux Blancs dans leur wagon. Eh oui, on n’a pas pris les wagons climatisés pour ne pas s’enrhumer. La nuit est ponctuée par les appels aux chais (thé), hurlés par des vendeurs ambulants toutes les 5 minutes, et par les croisements avec d’autres trains qui font un bruit impressionnant. Mais dans l’ensemble, tout se passe bien, et la rencontre avec les indiens s’annonce très instructive.

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Ile de Malapascua

Le 08/07/12, 8:11

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[ Situer sur la carte : Philippines - Cebu ]

Depuis Apo, nous rejoignons Dumaguete, et troquons les chants des coqs, les bêlements des biquettes, les cris des enfants qui jouent au basket et le bruit de moteur des quelques bateaux de l’île, pour les coups de klaxons, les vrombissements des moteurs de motos et de camions, ou des générateurs gros comme des camions lors des coupures de courant… Pas sûr qu’on ai gagné au change. C’est la vi(ll)e, quoi ! Elle a aussi ses avantages : un centre commercial hyper moderne, de la restauration rapide (mouai, bof !), et pour le confort, de l’eau chaude dans la salle de bain, et de l’électricité, ainsi que le wifi pour nous mettre un peu à jour des nouvelles. Nous faisons un petit tour à moto sur des volcans non loin de là, histoire de nous rafraichir un peu, et rentrons vidés de toute énergie, après la traversée de la ville.

Nous ne sommes toutefois pas mécontents de repartir, même si, encore une fois, nous passons une journée et demie à voyager, enchaînant 1 jeepney, 1 taxi, 2 bus, 3 bateaux, sans compter la marche et l’attente… Enfin, arrivée à Malapascua, une île plus touristique que ce qu’on a pu faire ces derniers jours, mais qui est parfaite pour terminer notre séjour philippin en beauté. Au programme dans l’eau : snorkeling, plongée et détente ; au programme sur la plage : massages, « sirotage » de verres, siestes sous les cocotiers, ramassage de coquillage… Que d’activités !

Un matin, nous nous levons avant le soleil pour plonger dans la mer avec les premiers rayons. A 25 mètres de profondeur, se situe une station de nettoyage pour créatures sous-marines, le lieu idéal pour tomber nez à nez avec de magnifiques requins-renards. Ils doivent leur nom à leur longue queue, qui leur donne une certaine élégance lorsqu’on les voit nager. Une très belle rencontre qui nous laissera des souvenirs impérissables.

Nous passons le reste du temps à nous reposer et à préparer le dernier chapitre de notre aventure, l’Inde. Mais nos moments préférés, c’est de siroter des cocktails glacés sur la plage, à discuter sous un ciel étoilé, en regardant au loin les éclairs d’un orage tomber sur l’île voisine.

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Apo : LE spot de snorkeling

Le 04/07/12, 3:38

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[ Situer sur la carte : Philippines - Cebu ]

Nous passons une bonne partie de la journée sur la route, sur la mer, ou bien à attendre un moyen de transport pour nous rendre sur l’île d’Apo, mais cela passe vite grâce aux papotages avec les philippins. Notre arrivée dans cette toute petite île de 72 hectares, qui réunit quelques 800 personnes tout de même, est encore toute une aventure ! Encore une fois, le bateau ne peut accoster, et la quinzaine de personnes avec nous sur le bateau, se retrouve dans l’eau jusqu’au nombril (enfin pour eux, ça fait encore un peu plus haut). C’est parti pour longue une chaîne humaine jusqu’à la plage, afin de faire passer tous les sacs de marchandises et les affaires, au sec. On prie très fort pour notre ordinateur et tout ce passe bien, c’est donc dans la convivialité et les rires que nous arrivons à Apo.

Ici, nous vivons des moments inoubliables de snorkeling. En effet, à quelques dizaines de mètres du bord de la plage, nous pouvons assister aux repas quotidiens de tortues vertes. C’est toujours un énorme plaisir de nager avec elles, surtout qu’ici, elles n’ont pas peur de nous, et avec de la patience, on arrive même à les caresser sans les déranger. Dans un décor de coraux vraiment impressionnants (les plus beaux qu’on ait vu jusqu’à présent), on croise également quelques murènes, des serpents corail, et autres poissons-perroquets, clowns, papillons, anges, trompettes, etc. Juste exceptionnel !

Le lendemain, avec encore plein de belles images en tête, nous partons pour notre première plongée aux Philippines. Et alors que l’on pensait cela impossible, les paysages sous-marins nous bluffent : ils s’avèrent encore plus beaux et plus riches que la veille. A cinquante mètre de la côte, le récif corallien plonge à pic en eau profonde et nous offre (à 20m de profondeur) un magnifique spectacle. Les tortues, serpents corail, mérou et les milliers de poissons multicolores, se donnent le mot pour nous offrir un ballet aquatique à couper le souffle ; on se laisse dériver dans le courant en essayant d’immortaliser tout ça dans notre mémoire, on adore. En face du récif, l’eau profonde d’un beau bleu marine abrite des bancs de carrangues argentées, contrastant avec les couleurs lumineuses des coraux, jaune fluo, rouge, vert, violet… L’île d’Apo mérite vraiment sa renommée de paradis pour plongeur, à bon entendeur…

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Siquijor, ou quand le rêve devient réalité

Le 30/06/12, 12:22

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[ Situer sur la carte : Philippines - Cebu ]

Le cadre est franchement sympa et on en profite bien, mais on cherche surtout du calme après la folie touristique que l’on a vécu en Asie, on se décide donc assez rapidement de quitter cette belle plage pour filer vers l’île d’en face, Siquijor. Nous réquisitionnons une bangka, que j’appelle bateau-araignée à cause de ses 8 pattes de part et d’autre, et nous traversons une mer tellement calme qu’elle ressemble à un miroir, par cette après-midi argentée. Des dauphins à long-nez improvisent des cabrioles pour nous accompagner, faisant de cet instant un mélange de poésie et de magie.

Nous arrivons sur l’île à marée basse et le bateau n’a pas assez de fond pour accoster ; il nous dépose à 50 mètres d’une belle plage déserte… dans l’eau. Nous voilà donc à terminer la ballade chargés de nos sacs, essayant d’éviter les algues glissantes et les oursins, avant d’arriver sur la plage, où quelques bungalows montrent le bout de leur nez. Parfait, on en prend un ! On s’installe rapidement, puis on s’empresse d’aller voir des pêcheurs en train de faire main-basse sur les oursins du bord de plage. Qu’à cela ne tienne, on s’arme d’un bâton et d’un sac et hop, c’est l’oursinade en apéro, miam ! On profite d’un superbe coucher de soleil en découvrant les saveurs de la cuisine philippine. Là, c’est vraiment les vacances !

Le lendemain, une grosse journée nous attend : après un réveil au bruit des vagues, hamac, snorkeling et sieste sous les cocotiers pour se remettre de toute cette activité Wink On se laisse surprendre par le soleil, qui nous transforme en êtres bicolores… aïe !

Siquijor est célèbre pour ses mangkukulan (sorciers guérisseurs), mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. A moto, nous faisons un petit tour de l’île et nous arrêtons à son centre, au milieu d’une forêt de pins, mimosas géants et arbres tropicaux. Depuis un point de vue installé sur le point culminant (525 mètres), nous pouvons voir toute l’île, c’est assez déroutant. Nous passons ensuite par quelques villes, pas bien grandes, fouinons dans les friperies, déjeunons au marché et nous régalons de beignets. Alors que nous sommes sur le chemin du retour, il est l’heure de la sortie des écoles. Détail anodin, dirait-on, mais ici, tous les enfants, dès qu’ils nous voient, nous crient des « hello ! » hystériques, si ce ne sont pas des « I love you ». De quoi figer de gros sourires sur nos figures jusqu’au soir.

Nous continuons à profiter des charmes de l’île quelques jours, avant de continuer notre chemin…

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Bohol, rencontre avec les philippins

Le 25/06/12, 17:33

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[ Situer sur la carte : Philippines - Cebu ]

La plage d’Alona est un des haut lieux touristiques des Philippines et ça se ressent, il y a de beaux hôtels, de beaux restaurants au bord d’une plage de sable blanc et malheureusement aussi, beaucoup de Philippins prêt à tout pour vendre leurs services. Mais on retrouve surtout cette ambiance nonchalante propre à la vie des îles et que l’on aime tant.

Nous décidons de partir explorer l’île. Bohol est assez petite (la moitié de la Corse) et pleine de surprises et de charme. La première est qu’elle abrite des tarsiers, l’un des plus petits primates du monde (que l’on manquera de peu malheureusement), la seconde, ce sont les paysages de mini volcans qui jaillissent tout pointus des plateaux de rizières, tels des îles sortant d’un lac vert, appelées ici les « chocolates hills ». Enfin, nous découvrons les philippins, tout simplement formidables : accueillants, souriants, toujours prêts à nous aider… et tout ça, sans arrière pensée ! On est charmés.

Pas de chance, nous sommes sur le passage d’un gros typhon qui se dirige vers le Vietnam. Mais après quelques jours de tempête, le beau temps s’installe. Nous faisons une excursion sur une minuscule île, Balicasag. Au programme : snorkeling (un peu décevant) et surtout, visite de Virgin Island, un petit banc de sable blanc au milieu de nulle part, magnifique, bien qu’un peu touristique (c'est un comble !).

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L’arrivée à Cebu ou la désillusion

Le 25/06/12, 13:01

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[ Situer sur la carte : Philippines - Cebu ]

Après avoir pris 2 avions, nous arrivons dans la ville de Cebu, aux Philippines, de nuit. Toujours méfiants lorsqu’on arrive dans un nouveau lieu, nous prenons un taxi pour nous rendre en ville à un hôtel conseillé dans les guides. Le chauffeur est très sympas, bien que très très lent, et nous conduit dans la bonne rue. Arrivés à l’hôtel, nous trouvons la chambre chère mais nous n’avons pas vraiment le choix. Nous passons donc notre première nuit aux Philippines dans une chambre dont les fenêtres sont grande ouvertes, sans volet, sur des planches en bois recouvertes d’un drap d’une propreté douteuse. De plus, la salle de bain et les wc sur le palier ne nous inspirent franchement pas. Et pour couronner le tout, le bruit des voitures, motos et camions, est continuel et les moustiques qui nous tournent autour, nous empêchent de dormir… Bref, une entrée en matière un peu glauque, loin de l’idée qu’on se faisait des Philippines.

Le lendemain, on s’empresse de quitter Cebu City et commence alors un périple pendant lequel on va enchaîner 1 taxi, 1 bateau, 2 tuktuk, 2 bus, pour arriver enfin sur l’île de Panglao et la plage Alona, et enfin arriver dans le lieu paradisiaque que l’on attendait. Ouf ! La plage de sable blanc est bordée par des cocotiers, et quelques hôtels se disputent le bord de mer, trop chers pour nous, on se trouve une petite guesthouse juste derrière, calme et accueillante, juste ce qu’il nous fallait après le chaos de Cébu.

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