Asiestance à domicile

Toba en bateau pour aller à Tuk Tuk

Le 17/05/12, 15:17

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Ce qui est agréable à penser à force de traverser des régions plus ou moins mystiques, c’est de se dire que l’on a tous un dieu qui nous accompagne. En l’occurrence, celui qui vient nous rendre visite en temps de disette aventureuse porte désormais un nom : le DIEU DU BLOG.

Non pas que le Lac Toba, où nous avons séjourné ces 3 derniers jours, soit ennuyeux, mais invitant à la farniente il posait un problème d’équilibre pour notre cher blog. Heureusement, le DIEU DU BLOG est là. Il nous offrira deux occasions de conter un peu plus que le nécessaire. A commencer par « La chute d’Alex et son humeur de mâle dominant remis en cause » ainsi que « La carte de crédit muette qui du coup en dit beaucoup ». Mais commençons par ces petits riens qui sont, à mesure que l’on écrit, un sacré beaucoup quand même.


Lac Toba



Ce nom qui nous amène à fredonner une chanson « gypsy » de nos jeunes années (« Tobi Toba », au cas où si vous n’aviez pas compris) joui d’un certain privilège. Il s’agit en effet du plus grand lac d’Asie du Sud-Est et entouré de montagnes, il bénéficie encore de cet impression d’isolement à l’origine de la culture Batak.

Mais qui est cette bande de Batak me direz-vous ? Une ethnie de plus, comme les centaines que comportent ce continent Indonésien, véritable patchwork de cultures. Ce peuple issu d’Asie du Sud-Est se serait réfugié dans cette région suite aux invasions mongoles, puis siamoises. Vivant tranquilou, aidé par leur réputation cannibale aussi il faut dire, ils ont longtemps gardé leurs croyances animistes. Avec le temps, après avoir résisté aux influences musulmanes, ils ont craqué pour un mix avec la religion chrétienne. La marque la plus présente de ce mélange sont les tombes bien visibles le long des routes qui consistent en des sortes de mausolées représentant leur maisons traditionnelles, dont les toits reprennent un peu la forme de cornes de buffles, le tout joint à un crucifix. C’est une région verte et très belle avec de superbes panoramas, à vrai dire vous le verrez on a pratiquement que ça en photo.




C’est donc dans ce cadre que l’on débarque avec Morgane sur la presqu’île de Samosir au centre du Lac dans la ville de Tuk –Tuk, où nous sommes évidemment arrivés.... en bateau. Bateau qui vogue de GH en GH pour nous déposer dans un des nombreux lieu de villégiature où vont, paraît-il pas mal de locaux et de gens du gouvernement.




Pour résumer, trois jours de glande dont un à faire un petit tour de l’île en scooter. Zappons les 2 autres jours pour en arriver aux faits... Ah non ! Citons quand même notre amie « Jenny’s Restaurant » et son délicieux poissons frit – une tuerie ! Seul regret, le cochon de lait genre méchoui, mais là il fallait être ou très riche ou très nombreux ou très gros et gourmand (l’un des ces deux adjectifs ayant malheureusement été perdus en cours de voyage). Revenons donc à nos moutons.



Le tour en scooter, déjà fait et même pas peur



Nous louons donc deux machines rutilantes, tellement qu’il n’y a pas de plaques d’immatriculation, pour faire un tour. Pas énormément de sites particuliers, c’est surtout du paysage en mode contemplatif. Priorité oblige, profitons de la route pour aller à une pâtisserie dans un hôtel pas trop loin.... Le temps de manger la dernière tarte au tamarin et un peu de cake au chocolat et c’est parti... Nous nous dirigeons donc vers les « Sièges de pierre » un lieu charmant ou les sages prennaient les décisions de condamner ou non les gens pour leurs crimes. Une manière sympa consistant à faire des plaies par-ci, par-là sur le condamné pour ensuite le frotter d’ail et de piment (c’est bon pour la circulation paraît-il) avant de l’égorger.



Mis à par cela, le site est intéressant et l’on voit un ersatz de village Batak typique comme on en verra d’autre sur la route. Une allée centrale en terre battue avec de part et d’autres des maisons dont les façades se font face. Des toits en tôle mais de formes bien jolies et surtout des façades en bois joliment sculptés et généralement avec une corne de buffle au dessus de la porte. Morgane nous fera le parallèle avec les maisons à Sulawesi, dont il faudra qu’on vérifie le lien de parenté ou non.



On est libre de circuler où l’on veut et donc de prendre des petits chemins de temps en temps. D’où une première riche idée de se rapprocher de la côte. C’est joli, on croise des enfants nus qui se baignes et jouent avec une chauve souris morte et veulent que l’on prenne plein de photos, la vie idéale quoi.



Ensuite petit chemin de boue... du classique.... Et BiM, Alex se croûte ! Touché dans son orgueil, il en avait déjà vue de pire, il reprend la bécanne et rebim ! S’en est trop pour son honneur (vous savez le truc qui sert à rien dans Horace et autre drames ridicules), il « ordonne » à sa dame de monter avec Morgane (qui en plus d’avoir fait un sans faute, à l’audace de donner des conseils – non mais !!!) et s’en va comme une flèche. Retrouvailles un peu plus loin et 1h de boude plus tard – il faut bien qu’il prenne sur lui le pauvre chounet qu’on va tous plaindre - on continue la route. C’est beau, on a faim et on se trouve un petit restaurant donnant sur le lac bien sympa. Le retour se fait tranquillement. De temps en temps nous sommes obligés de ralentir pour laisser passer tel ou tel mini-van roulant un peu vite ou dépassant un autre véhicule et on arrive pour rendre le scooter. Gênés et en même temps un peu surpris (surtout Alex qui stress), ils récupèrent les véhicules malgré les rayures superficielles visibles sur le frein et le retro... Voilà.





Que dire de plus sur ce séjour ? C’était chouette, les bataks aiment jouer de la musique tous les soirs on a droit à un peu de guitare, et même à de la musique traditionnelle un soir. Etrangement cela nous faisait plus penser à du Compay Segundo avec ces airs latinos, ce qui est un agréable changement en comparaison avec la musique lao ou cambodgienne.



Le temps est à la séparation : Morgane s’en va vers Bukitingi et nous vers Banda Aceh. Rendez-vous d’ici une dizaine de jours à Java. En l’occurrence, ce qui nous attend c’est une journée de transport jusqu’à Médan et un bus de nuit ensuite. Pour Morgane c’est un bus de nuit de 15h.





Transport mon ami ou chauffeur si t’es champion...

Journée thématique classique pour tous les baroudeurs, qui à priori passent plus de temps dans les transports qu’à visiter (c’est notre secret, ne le dites à personne), on décide de se laisser porter. Bateau, transport en minibus.... Les plans changent sur la route. Un gars nous propose arrivé sur la terre ferme de prendre un bus une heure jusqu’à on ne sait-où pour ensuite changer de bus pour aller à Médan. « Same Same » nous dit-on. Soit. Et en effet tout se déroule nickel, notamment grâce à notre deuxième chauffeur de bus. Dit chauffeur de bus « Lidl/ Norma/ Ikéa ». Car ce bus flambant neuf est une sorte de caisse en tôle avec peu d’aération où il semble possible de décider où l’on veut visser les sièges. Les sièges sont basiques mais colorés et jolis, le bus à de grandes vitre qui permettent de mieux comprendre le phénomène d’effet de serre. Heureusement le conducteur va vite. On découvre aussi une nouvelle manière de doubler (nota : on conduit à gauche ici). Du coup, tu bascules à gauche pour la visi (car le camion en face est trop large pour voir à droite), puis tu déboites à droite pour te rabattre au dernier moment quand le camion d’en face arrive. Sinon, tu peux toujours doubler par la gauche, là où tu es à cheval sur le chemin de terre et la route. Bref, ça fait des courants d’air et ça rappelle l’enfance de certains. Même pas peur ! Et du coup on arrive à temps à Medan pour prendre nos tickets de bateau aller à Jakarta plus tard. Et c’est la que nous remercions une deuxième fois le DIEU DU BLOG.


Même pas carte !

On a décidé de craquer, on va prendre une cabine 2 place pour le bateau de trois jours qui nous amènera à Jakarta d’ici une semaine. Même pas peur (décidemment !). C’est plus cher, mais comme on a récupéré sur Nestor (l’ordinateur) plein de films via Morgane, ça nous semble une bonne occasion de sociabiliser. Reste plus qu’à payer... enfin... si la carte veut.... On réessaye.... Si la carte veut.... Si la carte veut... Ah, bah elle veut pas ! On essaye 2, 3 banques, ah bah elle veut pas et puis il est 17h donc les banques ferment, pas moyen de faire un retrait dans la banque ou de changer des travellers. Pourquoi ? Evidemment on ne sait pas, nous aurait-on prévenus ? Non évidemment.... Et même pas assez d’argent pour payer les billets cash.

Mais.... Le DIEU DU BLOG est là : alors spécial discount, -40% sur les billets !!!! On décide donc de payer avec nos derniers deniers. On est même tellement émus qu’on oubli même la monnaie... Ouais là ! Carte à suivre... le temps d’écrire un mail genre « «#1&!0@ù !!! vous avez 12h pour régler la situation !!!! »

Sans transition


Couchette ou bien ?

Bus couchette dont un siège ne se rabat pas vraiment ou dont l’autre remonte doucement à chaque fois, c’est l’occasion de passer une bonne nuit à muscler nos cous, mais on arrive à destination à bon port. Bref une bonne nuit....


Argent, est-tu là ?

Taxi ? Ok ? « Avez-vous une banque à l’embarcadère » « Oui », allons y alors.... Oups... pas de banque... Bon, il est 9h30, on est à 30 min de la ville et on a un bateau à 11h à prendre.... Que faire ? Moto + DAB si réglé, sinon banque. On commence par un DAB, bon la situation n’est pas levée, pas grave, direction une banque. Zut, ils ne peuvent pas retirer de l’argent avec la carte et le passeport. Travellers ? Pas de problème ! American Express ? non... 10h15.... Tic tac tic tac.... Mais la dame (une réincarnation du DIEU DU BLOG ?) appelle une autre banque. « Allez y ils pourront vous faire retirer de l’argent et ils acceptent les travellers que vous avez » : Yesss ! C’est parti !

Arrivé, ils tentent la carte « A marche pas... ». Travellers ? Ok ! Combien ? Aie, ils annoncent qu’il on une politique de la maison avec un plafond limité. Dommage on va sur une île où l’on avait besoin d’un peu plus pour plonger. Mais ni une ni deux, BIM BAM BOUM, on change des dollars plus des travellers et on tombe pile sur la somme demandée. Zoooooooooouuu reparti en moto, on arrive pile pour le départ du bateau... Ouffff !

Ainsi, ils arrivèrent à Pulau Weh et virent plein de Mantas*... mais ça c’est une autre histoire....

* Même pas vrai, c’est pas la saison paraît-il.... Sob. Notons que ce site est réputé pour les gros animaux marins... Dommage.


[ Voir les photos : Indonésie - Sabang ]

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