Le blog de David, Alban et Sophie

5ème semaine (22.09 – 28.09)

Le 29/09/14, 17:00

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Cette semaine est la dernière consacrée aux visites d’établissements de santé. Il nous reste maintenant à visiter certains départements du ministère de la santé ainsi que la mairie et la décharge municipale avant de pouvoir finaliser notre rapport.

Togo en Mêlées
Un soir de la semaine, nous sortons prendre un verre avec Sébastien, un toulousain venu l'année passée travailler avec Afrik Demain. Passionné de rugby, il est de retour cette année pour quelques semaines, afin de participer à la création d'une association de rugby pour les jeunes, « Togo en Mêlées ». Il a organisé samedi une journée d'activité pour 120 jeunes de Lomé, et il nous propose de l'aider en tant que bénévoles pour l’encadrement des enfants.
La journée commence par une séance de sensibilisation à la bonne élimination des déchets, et plus particulièrement des sachets plastiques. Il est expliqué aux enfants que les sachets jetés dans la rue sont à l’origine de différents problèmes, tels que des inondations, les sachets finissant enfouis sous la terre empêchant l'eau de s'infiltrer, ou la pollution de l’air lorsque ceux-ci sont brûlés dans les jardins. On leur explique donc qu'il faut jeter les déchets dans des poubelles, et convaincre leurs parents de s'abonner à des sociétés de pré-collecte qui viennent ramasser les ordures dans les ménages pour les acheminer à la décharge. En effet, la voirie ne prend plus en charge le ramassage des ordures ménagères depuis plusieurs années. Cela a conduit à la création de dépotoirs sauvages un peu partout dans la ville. La matinée se poursuit par une séance de ramassage dans un marché du quartier, où les enfants remplissent plus de dix sacs poubelles avec des sachets plastiques ramassés dans les ruelles du marché. Les enfants sont ensuite amenés sur un terrain de foot où se dérouleront des ateliers et un tournoi de rugby.





Distribution de fournitures et de livres
Le dimanche, veille de la rentrée scolaire, nous rendons visite à l’association de football d’une école, afin de leur apporter quelques fournitures achetées par l’association et nous-mêmes, ainsi que quelques livres. Après un discours de leur coach sur l’importance de bien réussir à l’école, nous leur distribuons leurs cadeaux. Le reste des livres et des fournitures sera distribué plus tard à d’autres écoles.




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Posté par Das

Une visite type dans un établissement de santé

Le 25/09/14, 15:42

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Arrivés dans un hôpital, nous devons tout d’abord rencontrer le directeur pour annoncer notre présence. Nous l’avons appris à nos dépens la première fois en nous adressant directement au responsable d’hygiène et assainissement. Nous nous faisons donc rappeler à l’ordre par un employé qui nous redirige vers la direction qui nous renvoie chez nous, nous disant qu’on ne peut pas visiter l’établissement tant qu’ils n’ont pas reçu une lettre de notre part. Ces petits déboires arrivent le plus souvent dans les cliniques privées. Nous avons remarqué que celles-ci sont souvent plus réticentes à nous faire visiter leur établissement. D’autres au contraire sont très heureux de nous montrer tous les équipements derniers cris qu’ils ont acheté. D’autres encore répondent allègrement à nos questions, nous faisant miroiter une gestion parfaite des déchets, puis, lorsque nous demandons si nous pouvons prendre quelques photos pour corroborer leurs dires, nous expliquent qu’ils ont perdu la clé du local à ordures.

Les établissements publiques sont plus accueillants en général, même si certains nous ont parfois fait attendre plus de deux heures devant le bureau du directeur pour une simple visite de courtoisie de trente secondes, avant de pouvoir rencontrer le responsable hygiène et assainissement. Une fois arrivés là, nous pouvons commencer notre interview d’une vingtaine de minutes. Les salutations commencent souvent par une petite plaisanterie sur Ebola :

« Bon, on ne devrait pas se serrer la main à cause d’Ebola mais tant pis ! » ou « Ah vous n’avez pas peur d’Ebola vous alors ! »

Ensuite il faut parfois faire vite, le responsable hygiène assainissement étant aussi responsable de la vaccination ainsi que de l’hygiène des restaurants et des habitations du quartier. A la fin de l’interview, nous demandons si nous pouvons prendre quelques photos en visitant l’établissement. C’est à ce moment là que nous nous rendons parfois compte que les réponses notées dans le questionnaire ne sont pas tout à fait valables.

«Ah oui, les sacs poubelles ! En fait on n’en a plus pour le moment. Et puis les affiches sont tombées mais on va les raccrocher bientôt ! »

Nous demandons toujours à photographier quelques poubelles, sous le regard étonné de tous. Et finalement l’incinérateur, le clou du spectacle. Le personnel hospitalier est heureux de nous montrer que celui-ci ne marche pas, tout en nous demandant si nous ne pourrions pas faire quelque chose pour les aider. Nous devons donc expliquer que nous ne sommes là que pour une étude et n’avons pas de moyens financiers à disposition mais que nous leur transmettrons notre rapport contenant les résultats de l’étude, les aspects positifs et négatifs ainsi que les solutions proposées.



Une chèvre dans l'enclos d'un incinérateur



Au choix: gynécologie togolaise ou gynécologie chinoise?



Des motos malades?



La morgue ne passe pas par la porte. Elle reste donc bien emballée dehors.

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Posté par Das

4ème semaine (15.09 – 21.09)

Le 21/09/14, 12:06

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Nous avons déjà visité 21 établissements de santé depuis notre arrivée. Nous avons commencé à écrire le rapport que nous remettrons au ministère de la santé ainsi qu’aux établissements visités pour que ceux-ci soient aussi au courant des résultats de l’étude. Nous avons aussi élaboré des affiches pour les établissements concernant le tri des déchets, l’utilisation d’un incinérateur ou la manipulation des seringues usagées, ayant constaté que les connaissances du personnel médical dans ce domaine étaient très limitées. Il reste en effet beaucoup à faire dans le domaine. Les images parleront d’elles-mêmes.


Dépotoir dans un hôpital

Un incinérateur


Seringues déposées à côté de l'incinérateur en attente d'être brûlées.

Le samedi nous partons à Kpalimé, une petite ville au nord de Lomé, réputée pour son artisanat. C’est aussi la ville la plus touristique du Togo où l’on vient se reposer loin de l’agitation de la capitale. Nous y retrouvons Abou, le responsable de l’ONG Urgence Afrique au Togo qui nous emmène avec trois de ses bénévoles à la cascade de Womé. Après une heure de route dans le sable et la boue, et une grande descente à pied, nous arrivons à la petite cascade, entourée de verdure. Nous y pique-niquons dans un cadre idyllique et nous trempons un petit moment dans l’eau descendue directement de la montagne.


La cascade de Womé

L’après-midi nous repartons à Kpalimé pour faire le tour des centres artisanaux. Le choix est beaucoup plus vaste qu’à Lomé et les prix bien moins exorbitants ! Après un petit tour au magasin de pagnes, la pluie nous prend de court. Le temps de courir à la voiture qui se situe à dix mètres du magasin et nous sommes trempés. Les rues sont inondées en quelques secondes.


Kpalimé sous la pluie

Il faut savoir que Kpalimé est une région très pluvieuse, les pluies comme celle-ci ne sont pas du tout rares. Nous repartons à Lomé en taxi-brousse, trempés et entassés comme des sardines.

Comment obtenir un visa pour le Togo?
Le Togo est un petit pays de l’Afrique de l’Ouest dans lequel séjourner est généralement agréable. Pour avoir accès à ce pays, certaines personnes doivent obligatoirement posséder un visa. Si vous faites partie de cette catégorie d’expatriés devant disposer de visas pour séjourner au Togo, voici la procédure à suivre pour obtenir ledit visa togolais.

Procédure à suivre pour l’obtention du visa en ligne
Il n’existe pas de difficultés particulières pour obtenir en ligne un visa togolais. Si vous vous demandez aussi Comment obtenir le visa sur passeport pour aller au Togo, sachez que vous pouvez le faire en ligne si vous n’êtes pas sur le territoire togolais.
Pour obtenir en ligne un visa togolais, il suffit de se rendre sur le site de délivrance de visa et de fournir toutes les pièces demandées. La liste desdites pièces à fournir dépend de certains facteurs que sont : le type de visa que vous souhaitez avoir, la durée du séjour, le délai de validation, les frais que vous souhaitez y consacrer, etc.

Obtenir le visa de manière physique
Outre la demande effectuée en ligne, vous pouvez vous rendre dans une ambassade ou un consulat du Togo localisé dans votre pays pour enclencher la procédure d’obtention du visa qui vous permettra de voyager. Cette procédure peut prendre plusieurs jours. Les pièces à fournir sont entre autres
● Un passeport en cours de validité ;
● Un formulaire de renseignements à remplir ;
● Deux (02) photos d’identité.
Si vous êtes déjà dans le pays et que vous souhaitez augmenter la durée de validité de votre visa, rendez vous à la Direction de l’Emigration qui est l’institution étatique chargée d’effectuer puis fournir ce type de tâches et services.

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Posté par Das

Les prénoms

Le 17/09/14, 19:20

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Nous nous rendons rapidement compte que les personnes que nous rencontrons ont souvent plusieurs prénoms. Amiral va nous éclairer notre lanterne : à la naissance, on donne un nom officiel à l’enfant, celui qui restera dans son état civil et n’en sortira d’ailleurs pas beaucoup. Dans certaines ethnies, on donne aussi à l’enfant le nom du jour de sa naissance (Kodjovi pour le lundi par exemple), ou d’un évènement lié à sa naissance, ou parfois aussi le nom inscrit dans le calendrier le jour de sa naissance (Fidèle pour un enfant né le 24 avril par exemple). Les surnoms sont aussi beaucoup utilisés. Amiral nous explique ainsi que pendant son enfance dans son village, sa famille et ses amis l’ont surnommé Eric. Puis arrivé à Lomé, un de ces amis s’appelant déjà Eric, ses amis l’ont rebaptisé Amiral. Difficile de s’y retrouver !

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Posté par Das

3ème semaine (08.09 - 14.09)

Le 14/09/14, 14:23

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Cette semaine nous visitons encore sept hôpitaux dans les différents districts sanitaires de la ville. Ce qui nous a étonné est que les hôpitaux sont très nombreux dans la ville, certains étant débordés alors que d’autres ne reçoivent que peu de patients. La plupart des services sont tournés vers les mères et leurs enfants (planning familial, suivis de grossesse, accouchements, vaccinations). En effet, il faut savoir qu’au Togo le taux de fécondité atteint presque les 5 enfants par femme. Certains centres possèdent un petit incinérateur, d’autres non. Ceux qui n’en ont pas transportent leurs boîtes de sécurité(qui contiennent les seringues usagées) en taxi ou en moto vers des centres qui en ont. Les déchets ménagers et les déchets médicaux sont rarement séparés et sont transportés par différentes entreprises privées aux décharges de la ville. La centralisation du ramassage des déchets infectieux et des seringues d’une part, et des déchets ménagers d’autre part, semble donc être une solution plus sûre et plus économique pour les établissements de santé.

Les tissus africains : Le samedi nous partons visiter le grand marché de Lomé sous une chaleur écrasante. Nous nous faisons bousculer et klaxonner par les motos et les voitures qui circulent entre les étalages des marchands. J’admire les nombreux tissus colorés mais je suis triste d’apprendre que ces beaux tissus colorés arborés par les femmes africaines, ne sont en fait pas réellement africains. Ceux-ci retrouvent leur origine dans les tissus traditionnels indonésiens, les batiks, des motifs teints sur tissu et fixés à la cire. Les colons anglais et néerlandais décidèrent de reproduire en masse des tissus similaires afin de les revendre moins cher sur le marché indonésien. Mais ces nouveaux tissus ne plurent pas aux locaux. Le marché fut donc déplacé dans les colonies d’Afrique de l’Ouest, où ces tissus rencontrèrent un grand succès. Au fil des années, les motifs se sont modifiés pour s’adapter aux goûts africains. Aujourd'hui encore, la plupart des tissus vendus en Afrique de l’Ouest sont importés des Pays-Bas ou de la Chine, qui a récemment pris le relais de la production.


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Posté par Das

Deuxième semaine (01.09 - 07.09)

Le 09/09/14, 14:06

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Les trois premiers jours de la semaine sont consacrés aux visites d’hôpitaux. Nous en visitons six en tout, ce qui nous donne déjà un bon aperçu de la situation. Les moyens financiers alloués à la gestion de déchets ainsi que la formation du personnel médical quant à ce sujet sont pratiquement inexistants. La municipalité a arrêté de ramasser les ordures ménagères de la ville. Les incinérateurs sont rares, souvent hors d’état et inadaptés.
Un exemple de cette inadaptation : l’OMS a fait construire un petit incinérateur dans un des hôpitaux, destiné uniquement aux déchets associés aux potentiels patients atteints d’Ebola. Il est pourtant facile d’imaginer que celui-ci servira à tout l'hôpital, aucun autre incinérateur n’étant disponible. Le problème est que celui-ci est beaucoup trop petit pour un hôpital d’une telle capacité et est de plus polluant.
Un autre exemple est celui d’un incinérateur haute-technologie offert par une coopération étrangère, fourni sans manuel d’utilisation et beaucoup trop gourmand en gazole. Celui-ci n’a jamais servi et est resté à l’abandon depuis sa construction.

Un long weekend : Bassar et Kara

Nous partons le jeudi matin en car pour Bassar afin d’assister à la fête de l’igname qui a lieu tous les ans ici à cette même période. Nous sommes gentiment hébergés par les parents des responsables de l’association. Bassar est une petite ville située au centre du pays dans une région vallonnée et très verdoyante. La fête commence le vendredi dans le stade de la ville. Les autorités de la région viennent aussi assister aux festivités et ont des gradins réservés sous une tente au milieu du terrain. Les enfants nous dévisagent tous, l’air impressionné. Des femmes portant des plateaux de cacahuètes ou de beignets sur la tête passent dans les rangs. Tout le monde s’est habillé pour l’occasion. Les tissus sont très colorés et les motifs qui les décorent sont parfois surprenants : l’arc de triomphe, des téléphones, des parapluies, des crevettes ou même le visage du président actuel. Les associations de femmes de la région défilent les unes après les autres en dansant et en chantant.



Les autorités de Bassar







Danses à la fête de l'igname




A midi, nous rentrons chez nos hôtes où toute la famille ainsi que des voisins et des amis, sont réunis. La sono a été sortie dans le jardin et petits et grands dansent dans la cour. Pendant ce temps, on prépare le fufu : l’igname est d’abord cuit dans de grosses marmites et est ensuite pilé à l’aide de gros bâtons par deux ou trois personnes en rythme avec la musique. Le fufu est prêt une fois que la pâte d’igname est bien lisse. Une chèvre et des poules ont aussi été tuées ce matin pour l’occasion. Nous dégustons le tout accompagné d’une sauce d’arachide pimentée.



Préparation du fufu


Ignames


Le soir, la danse du feu devait avoir lieu. Or celle-ci fut annulée par les danseurs eux-mêmes, trouvant que la fête s’était trop politisée cette année.
Le dimanche, nous partons pour Kara, la deuxième ville la plus importante du pays. De là, nous partons à la rencontre des tambermas, un peuple ancestral vivant au nord du Togo, au Bénin voisin ainsi qu’au Burkina Faso. Ceux-ci sont connus pour l’architecture de leurs maisons, les tatas, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les tatas sont des maisons à étage fortifiées, construites en argile et en paille, recouvertes de bouse et de sable. Nous entrons d’abord dans une grande pièce sombre où sont accrochés de nombreux grigris et crânes d’animaux. C’est ici que l’homme de la famille et les animaux dorment. On accède à l’entre-étage par une échelle en bois. Une casserole chauffe sur un petit feu de bois. Les chambres des femmes et des enfants sont situées sur la terrasse. Ce sont de petites pièces recouvertes d’un toit de paille et comportant une minuscule entrée. De part et d’autre de la terrasse se trouvent les deux greniers à céréales recouverts chacun d’un chapeau de paille. Au centre de la terrasse se trouve l’autel des ancêtres. Un trou au sol permet à la femme de signaler à son mari vivant en bas l’arrivée de potentiels ennemis ou bêtes sauvages.



Organisation d'une tata



Chambre


Grenier

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Posté par Das
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