Deemax NYC

Mad Max à la plage

Le 22/07/15, 5:13

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Comme tous les matins, le New York Times nous est déposé sur le pallier. J'y apprends que le grand-père d'Hilary Clinton à débarqué à l'âge de 11 ans pour travailler dans les mines. Il disait à sa fille :"tout est possible à force de travail". On y apprend aussi que Barack Obama va régulariser 80% des immigrés clandestins. Esprit de Ellis Island ...

Ce matin, on retourne sur le porte-avions L'Intrepid : une dame âgée très élégante montre sur la liste des capitaines successifs un nom à son petit-fils : celui de son père. On voit enfin la navette spatiale et on joue aux marins dans un sous-marin nucléaire.

Et puis c'est parti pour la plage de Coney Island, à une heure de métro de Manhattan. En sortant du métro, on se croirait dans une cité du 93 : grands ensembles délabrés, rues sales ... Il y a la mer ici ? Eh bien oui. On arrive sur une promenade dédiée aux punks tatoués, aux filles moulées dans des shorts cuir, aux hommes couverts de pythons vivants, aux rappeurs body-buildés avec sono intégrée. Derrière cette faune surréaliste tellement loin des youpies new-yorkais se trouve une plage plus ou moins propre. Nous mangeons un hot dog de chez Nathan,paraît-il incontournable pour tout new-yorkais, avant de profiter du soleil et de l'océan. Après quelques tours de manège au Luna Park qui borde la plage et qui propose quelques attractions spectaculaires, nous goûtons aux tacos et burritos du seul boui-boui encore ouvert. Beaucoup de touristes ont porté un regard horrifié sur Coney Island. Pour nous, c'était une expérience unique, une plongée inoubliable dans une ambiance "fin du monde".

Dans le métro du retour, nous croisons Éric, installé depuis 25 ans à New York. En deux ans, il a pris une semaine de vacances, mais nous dit : "En France, on se plaint toujours de la précarité croissante. Ici, il n'y a aucun filet, alors on n'a pas le choix et on est libre de changer de job. Moi-même, j'ai fini des études de droit ici, j'ai travaillé dans l'immobilier, dans le marketing ... Les Américains s'intéressent aux liens entre les jobs que vous avez occupés et à vos capacités. La précarité ... C'est la vie qui est précaire. La vie, c'est le changement." Je vous laisse méditer ces paroles. Il est minuit passé lorsque nous rentrons à l'hôtel. Emma dans la poussette et Axel sur le dos de David.

[ Voir les photos : USA - New York ]

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