Les Guiguittes on the road
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Lost in Laos

Le 27/05/17, 11:51

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[ Situer sur la carte : Laos - ]
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Après les vacances très aquatiques passées aux Philippines, nous avons décidé cette fois-ci de changer complètement de style et de visiter un pays n’ayant aucune mer frontalière : le Laos. Et afin de parfaire radicalement ce changement, nous avons loué une moto, une cross 250 Honda, identique à celle que pilote Benoît en compétition.
Le temps imparti étant assez court, nous avons préféré rester dans le nord du pays et sillonner tranquillement les routes ou pistes qui s’offraient à nous.

Nous avons commencé notre périple en atterrissant à Ventiane, capitale de ce pays. La location de la moto réservée par Internet, nous a permis de rencontrer un couple fort sympathique. Français vivants au Los depuis 10 ans et passionnés de moto, ils s’emploient à faire découvrir leur pays d’adoption par une voie plus originale et encore assez méconnue par les Laotiens. Le réseau routier étant encore un balbutiement, on se déplace difficilement au Laos, comparé bien sûr à chez nous… Et ce genre de moto est particulièrement adapté pour se faufiler n’importe où et profiter pleinement de petits coins cachés et paradisiaques.

Ventiane, capitale tranquille nonchalamment bordée par le Mékong, nous a permis de prendre la température générale du pays. Temples bouddhistes très colorés, petites échoppes, tuk tuk multicolores, trafic routier pratiquement inexistant… A part les temples, peu de monuments incontournables. Le Patuxai, petit arc de triomphe local, mérite le détour pour sa vue imprenable sur la ville. Son architecture est assez simple et peu entretenue mais lorsque l’on grimpe à son sommet, on découvre la capitale sous un nouveau jour.
Le soir, passage obligatoire au night market installé sur la rive du Mékong.
Le lendemain balade à l’extérieur de la ville et visite du parc du bouddha de Xieng Khuan. Cette sortie nous a permis de bien tester la moto et de la prendre en main sans qu’elle soit chargée. Pas toujours évident surtout qu’il a fallu reconduire à droite (influence ancienne de la colonialisation française…). Encore moins évident lorsqu’il n’y a pas de circulation… Cela ne faisait pas une heure que nous roulions dans les rues de Ventiane que nous nous sommes trompé de sens. Après un rapide demi -tour, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec les keufs locaux omniprésents à chaque grand carrefour (régime communiste oblige) : explications, discussions, négociations, bakchich et nous avons pu repartir… Heureusement qu’il n’y avait pas de trafic car les vacances auraient pu être très largement écourtées…

Après 2 jours passés à Ventiane, cap sur Vang Vieng. Premier long trajet de 170 km. Il nous a fallu presque 4 h pour y parvenir après avoir bien optimisé le chargement de notre cheval d’acier !… Pistes gravillonneuses, nids de poules, arrêts photos, pipi, bref nous avons pris notre temps et profité des paysages et des villages jouxtant le parcours.
Vang Vieng est nichée entre deux chaines de montagnes et bordée par la rivière Nam Song. Les montagnes offrent tout un panel de grottes, de cascades. Des rizières viennent leur offrir leur tapis de pousses tendres. Trop beau ! Les vaches déambulent paresseusement sur les routes, les enfants s’amusent à courir après les poules et les chiens. Pas de bruit assourdissant, pas de tumulte… la zénitude…
Le clou de cette étape a été de survoler la vallée en montgolfière… Un très grand moment qui moi, m’a fait rêver mais je ne suis pas sûre que Guiguitte ai apprécié à sa juste valeur la beauté du paysage ! Au départ le pilote s’est amusé à nous faire monter très haut et descendre très bas, quitte à frôler paresseusement les cimes mais quand il a fallu atterrir ce fut une autre histoire. Nous avons cabané sur un arbre d’une hauteur de 6 m à peu près, puis nous sommes brusquement surélevés pour finir à l’orée d’un champ de piments…. Très chaotique mais plus de peur que de mal et aucun blessé à déplorer !

Dernier tronçon de notre road trip : Luang Prabang. Petite ville au charme suranné, il y flotte un parfum d’ancienne colonie française. Elle est préservée des constructions anarchiques car inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Bâtie à la jonction du Mékong et de la rivière Nom Khan, elle possède un nombre incalculable de temples. La procession matinale pour les offrandes appelée Tak Bat est un moment fort de la journée et rythme quotidiennement cette petite bourgade. Luang Prabang est donc à juste titre l’emblème spirituel du Laos.
C’est aussi le royaume des éléphants. Il existe plusieurs centres, sanctuaires ou camps de préservations des éléphants dans les alentours. Nous sommes donc allés en visiter un. Je ne comptais pas effectuer de balade à dos d’éléphant mais Guiguitte insistant, nous sommes partis les baigner dans le Mékong. Nous avions déjà promené au dos des pachydermes mais toujours sur une couverture, un siège. Là on a monté à cru… Je vous raconte pas ma frayeur car c’est vraiment très haut un éléphant ! On s’installe sur sa tête et le cornac derrière vous dirige, surveille et recadre la grosse bête ! Mon éléphante, d’humeur badine, se prenait occasionnellement pour Baloo en se grattant sur les écorces des arbres, j’ai donc serré les jambes contre son énorme cou mais aussi les dents, les fesses et tout ce qui était « serrable »… Par contre, lorsqu’elle s’est baignée dans le Mékong, j’ai un peu plus profité de ma chance et ai vraiment savouré le moment.
Après ce grand moment d’émotion, nous sommes partis visiter les cascades environnantes : trop jolies ! Après une chute à travers la jungle d’un dizaine de mètres, l’eau turquoise forme plusieurs vasques assez incroyables, d’une beauté époustouflante. Il y avait un peu de monde mais tout à fait raisonnablement, un endroit tout à fait surprenant et rafraichissant. Super !

Je finirai ce post en vous parlant de la gentillesse des Laotiens. Nous avons rencontré au fin fond des villages des gens absolument charmants et d’une hospitalité incroyable. Pas facile par contre de communiquer car peu de gens parlent anglais. Il reste quelques notions de français à certains anciens, mais très peu… En plus nous ne pratiquons pas souvent le laotien… Mais malgré tout de belles rencontres.
Dernier blabla, la cuisine laotienne… une tuerie tout simplement. Des parfums, des textures, un vrai bonheur, la fête des papilles tout au long du voyage.

Prochain départ : la France, Néoules les Bains ! A très bientôt les copains, j’ai trop Hâââââte !!!!

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Les eaux cristalines des Philippines

Le 09/04/17, 16:37

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[ Situer sur la carte : Philippines - El Nido ]
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Fin Mars, à l’occasion de l’anniversaire de notre Fille, nous sommes partis pour 10 jours aux Philippines et plus particulièrement à El Nido sur l’île de Palawan.
Ce pays est très proche de la Malaisie, une vingtaine de km les séparant lorsque l’on est à Kudat, le « toit de Bornéo ». Il est composé de plus de 7 000 îles, îlots ou bouts de cailloux, comme jetés au hasard, surgissant comme par magie d’une eau claire et limpide, le tout baignant dans une atmosphère douce et tropicale. Alors, s’il existe des endroits paradisiaques sur terre, les Philippines en recèlent quelques-uns. Par contre, pour y accéder, cela se mérite, vraiment….
Nous sommes donc partis vendredi soir de KK et avons atterri directement à Manille. Nous y avons passé la nuit dans un hôtel pas trop loin de l’aéroport, dans un quartier assez « difficile » : des enfants très jeunes dormant sur les trottoirs, à même le sol, parmi quelques adultes dans des états de santé plus que précaires. Mendicité avec un grand M… pas facile…
Le lendemain nous sommes repartis à l’aéroport pour rallier Puerto Princessa. Je vous passe nos erreurs de terminal, d’aéroports domestique ou national… Bref, on réussit à s’envoler et bien sûr à atterrir (il vaut mieux), à Puerto Princessa, dans un petit aéroport à l’ancienne. Là une cohorte de tricycles des plus décorés nous haranguent : négociation puis en avant Guingamp vers le Best Western Hôtel, ultime étape avant la destination finale d’El Nido. Nous mettons à profit notre après -midi pour faire un petit tour rapide de cette petite ville, « capitale » de Palawan. Ce fut une petite halte sympathique et agréable, plus ou moins incontournable si l’on veut accéder aux merveilles nichées dans cet archipel.
Le lendemain, départ pour El Nido par la route. Nous avons loué une voiture avec chauffeur, les routes étant réputées difficiles, et nous voilà partis pour 6 h de trajet… Quand je vous dis que cela se mérite les « cartes postales » !
Alors, à El Nido, si le décor est de rêve, l’hôtellerie un peu moins : très chère et assez simpliste. On le savait donc pas de surprise mais pour trouver un petit déjeuner correct… Passons, on n’est pas venu pour ça.
Notre principale raison de venir à El Nido, c’est de visiter l’archipel de Bacuit.
Guiguitte nous avait réservé une croisière de 3 jours, sur un banca, bateau local avec balancier de chaque côté. C’est un circuit hors des sentiers battus car on dort sur des îles plus ou moins inhabitées avec un logement des plus sommaires, genre Koh Lanta mais version chic ! C’était une totale surprise pour notre fille, peu habituée à ce genre de choix de notre part. On voulait vraiment faire quelque chose d’inoubliable et je pense que ce fut une réussite. Nous étions 14 passagers sur le banca plus 6 membres de l’équipage. Parmi les 14, 5 allemands assez réservés et 9 français ! Bon par contre nous étions « les anciens » car tous auraient pu être nos enfants… Merde, ça commence à puer pour nous….
Passons, je me fais du mal toute seule…

Et nous voilà partis, légèrement anxieux de ce que nous allions vivre, impatients de découvrir le paradis, et surtout heureux de fêter les 31 ans de notre fille le jour même « en terre inconnue ».
L’équipage a été fantastique, naviguant quand il le pouvait loin des pièges à touristes mais sans oublier les incontournables, nous cuisinant des mets simples mais absolument délicieux avec les moyens du bord. Franchement une équipe de choc, simple et efficace, 1000 bravos à eux.
Les liens ont commencés à se créer, plus entre français d’abord, barrière du langage oblige. Les 3 autres couples français étaient vraiment de tout horizon mais dans la même tranche d’âge : nous avons rencontré Anne-Claire et Guilhem, jeunes mariés de 25 ans environs, mettant leur carrière entre parenthèses (pharmacienne et ingénieur) pour venir vivre à Manille pendant un an en tant que volontaire international (payés 400 € mensuels à eux deux par la France et les Philippines) et gérer une bibliothèque pour les enfants de leur quartier à Manille. Il y avait aussi Colline et Yann, parisiens par obligation, avocate et juriste. Et Elodie et David, français travaillant à Genève, David en cours d’accession à la profession de médecin radiologue (lol) et Elodie infirmière, tous les deux travaillant à l’hôpital principal de Genève.

Toutes les escales que nous avons faites étaient absolument incroyables, eaux cristallines, poissons multicolores, coraux sympas (bon là, expérience oblige, pas les plus beaux, mais beaux quand même !) et surtout sentiment d’être seuls au monde, Magellan découvrant de nouveaux mondes… La première soirée (et donc première nuit « à la dure ») était le jour J 27 mars, anniversaire d’Aurôre. Nous avions prévu champagne et capitaine Morgan. Nous avons accosté sur une plage à côté de Snake Island, perdue au milieu de nulle part… sans commodité of course mais petites « tentes » en palmier tressé sur pilotis, mince matelas et draps apportés par l’équipage avec moustiquaire ! Quand même ! Bon découverte d’une scolopendre dans le couchage pour un des french couple : un peu de piment quoi !
Vous parlerai-je de la douche ? Non, des plus sommaires, douche à la source après 10mn de pérégrination à travers plage, jungle et tortueux sentiers à la lueur de faibles lampes. Certains, pour ne pas les nommer, David et Guiguitte, ont fait l’impasse, préférant gouter les douceurs liquides locales plutôt que de protéger leur tendre moitié des dangers omniprésents !
Repas concocté par l’équipage qui, pour l’anniversaire de notre divine descendance, nous ont cuisiné les pâtes spéciales aniv ! Un bonheur… Bon par contre Capitaine Morgan au Fanta : pas glop… J’ai moyennement apprécié donc petits vomitos pour ma part (la seule : très classe !).

Le lendemain, temps un peu agité et assez venteux. Pour ceux qui me connaissent et qui savent que la bretonne est plus côtière que Florence Arthaud… Pas facile… Je suis restée en retrait me sentant absolument pas de nager, même dans ces magnifiques fonds. Dommage mais je n’ai pas maitrisé mes angoisses. Heureusement mon Guiguiitte et ma fille préférée ont pallié mes problèmes et m’ont ramenés de superbes Yeux de Ste Lucie. Bisousss à eux. 2ème nuit dans un village de pêcheurs, plus local et surtout habité et surtout plus « confortable » : douche, cacabinet et gargotte ravitaillant en rhum, fruit juice et beers ! Tout le monde, surtout nos compatriotes allemands, ont été au ravitaillement et nous n’avons pas manqué d’hydrater nos pôvres corps… Pas facile Koh Lanta.
Nuit dans des paillotes légèrement plus spacieuses, réveil aux Aurôre (c’est le cas de le dire) par la poulaille locale. Embarquement immédiat pour d’autres merveilles nirvanesques. Le ciel n’était pas franchement plus clair mais légèrement moins venteux. Nous avons abordé une plage cachant des grottes sympas et avons eu le droit à des escalades par des autochtones, « légèrement » imbibés, faisant fi de toute loi d’apesanteur. Spectaculaire mais angoissant.
Dernière traversée et nous voilà de retour à El Nido, des merveilles plein les yeux, fiers d’avoir « traversé » ces « terribles » épreuves.

Ayant bien sympathisé, nous nous sommes retrouvés, toute la french team (à part les volontaires qui devaient rallier Manille au plus vite), autours d’un délicieux mangorito (voir d’un hamburger pour certain), dans le bar d’à côté. Détente et échange de coordonnées afin de garder le contact.

Retour à l’hôtel après une halte nécessaire à la pharmacie du village car Aurôre avait été littéralement dévorée par des bébêtes (méduses ou sandflyes, on ne le saura pas vraiment), donc ravitaillement en anti histaminique et cortisone…

Le lendemain nous avions décidé d’aller à la plage de Las Cabanas afin de lézarder tranquillement. Quelle ne fut pas notre surprise d’y revoir Elodie et David. Nous sommes restés ensemble, profitant de nos dernières heures de vacances et de la douceur de vivre. Une tyrolienne était implantée entre deux points culminants, je m’y suis essayée avec délice !

Le surlendemain, dernière journée plage, un peu plus excentrée, afin de clôturer en beauté notre séjour à El Nido. Là, nous avons eu le plaisir d’y retrouver Sam, notre guide pendant la croisière.

Nos vacances touchant à la fin, nous avons repris le chemin du retour, avec tous ses aléas, et avons rallié KK en ayant recroisé à l’aéroport de Manille, Colline et Yann, par le plus grand des hasards.

Que dire en conclusion sur les Philippines ? Personnellement je suis restée sur ma faim… Paysages magnifiques, peuple très accueillant et souriant, mais je n’ai rien vu des Philippines, le temps nous manquant… Tant pis il faut que j’y retourne…

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Petit tour à Kuala Lumpur

Le 12/01/17, 18:21

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[ Situer sur la carte : Malaisie - Kuala Lumpur ]

Les fêtes de Noël viennent de se terminer et aussitôt passé le 1er janvier, les sapins, les bonhommes de neiges et les pères Noël de tout poil ont été remplacé par les lampions rouges et or, les banderoles, les coqs de tout genre du nouvel an chinois. Les musiques aussi ont changé de ton, nous sommes dans une toute autre effervescence.
Nos enfants sont venus passer des fêtes de fin d’année tropicales et sont repartis avec plus ou moins d’entrain vers la métropole, leurs amis et leur patron… Mais notre fille ayant cumulé plus de congés, nous sommes partis lui faire visiter la capitale malaisienne pendant les 5 derniers jours précédents la fin de son séjour et son retour temporaire puisqu’elle come back fin mars ! Nous sommes parties seules le jeudi matin, Guiguitte n'ayant que le week-end pour nous accompagner.

Les premières visites ont été consacrées au site de Batu Caves, grandes grottes au sommet d’une colline à une dizaine de kms de KL. Un immense Bouddha tout doré vous y accueille avec bienveillance. Ces derniers temps, tout était en réfection, de gros travaux de rénovation ont été entrepris afin de rafraichir tout le site. Fin octobre l’immense Bouddha était encore emprisonné dans une gangue de bambous faisant office d’échafaudage. A la montée des marches, des sauts de sable et de ciment attendaient les visiteurs afin qu’ils participent à l’effort collectif, bref un gros chantier. Là nous avons eu le plaisir de voir la gigantesque statue libérée et rutilante à souhait, fin prête pour la célèbre cérémonie religieuse hindou de Thaipusam.
Nous avons monté nos 272 marches énergiquement, entourées par une horde de petits macaques des plus chapardeurs, voire un tantinet agressifs si l’on défendait trop bien… nos biens ! Tout en haut nous avons admiré la grotte bien sûr mais aussi une très jolie vue lointaine de KL.
Après avoir regagné le parvis, nous sommes allées voir le gros Ramayana couché et entouré d’étranges serviteurs. Puis nous avons flâné parmi les diverses échoppes, se préparant elles aussi à la prochaine grande célébration hindou en se parant de guirlandes florales toutes les plus jolies les unes que les autres.

L’étape suivante était la Ménara KL tower située en centre-ville, géographiquement plus haute que les tours Petronas mais pas d’un point de vue purement architectural puisque 30 m de hauteur les différencient… Le système de vision, déjà impressionnant il y a 4 ans, s’est considérablement modernisé puisqu’en haut de l’étage panoramique ouvert au public, a été construit une coursive toute en verre avec, sur une petite partie, une avancée appelée glass cube surplombant totalement le vide, toute en verre aussi avec son plancher transparent… Très très impressionnant !

Le lendemain, après que Guiguitte nous ait rejointes à KL, nous sommes partis tous les trois trainer dans le quartier de Chinatown, de Central Market et ses alentours. Journée plutôt consacrée aux achats, marchandages et chinages de tout genre. Petit lunch dans les food court locaux.
En fin d’après-midi, nous avions réservé la visite des tours Pétronas. Malgré nos différents séjours à KL, nous n’étions jamais montés en haut de ces célèbres tours, emblème équivalent à notre tour Eiffel pour la Malaisie. Là aussi moment très impressionnant. Ces tours de verre et d’acier sont reliées par une passerelle en verre à double étage. Un étage sert aux touristes et l’autre est utilisé par les très nombreux employés travaillant dans les tours qui abritent, outre une très chic galerie commerciale, des bureaux de la compagnie Pétronas bien sûr mais aussi des compagnies du gaz, d’électricité et tutti quanti. Nous ne pensions monter qu’à la passerelle mais nous avons eu l’agréable surprise d’accéder au sommet d’une des tours, dans un observatoire niché dans un des sommets en forme d’épis de maïs. Un orage s’est déclaré pendant notre visite et l’on a pu voir d’immenses éclairs tomber sur KL et se refléter sur la tour sosie d’en face : vraiment très beau et magique… Le soir, Passion mojitos et tapas dans le quartier très animé de Bukit Bintang. Pas facile…

Le lendemain petite journée tranquille, Guiguitte devant repartir pour KK tandis que les girls restaient dans la capitale jusqu’au mardi. Nous sommes allés boire un coup dans un bar qui nous avait été chaudement recommandé et nous ne l’avons pas regretté. Ce bar, nommé the glass, situé dans un hôtel de l’autre côté du parc jouxtant les Pétronas, offre une vue époustouflante sur le quartier des Pétronas. Une piscine intérieure permet d’admirer le paysage tout en barbotant et en sirotant un cocktail : y’a pire…

Le dernier jour, nous nous sommes rendues au temple Thean Hou, temple de la déesse du Paradis, tout un programme ! Ce temple chinois, un peu à l’écart et dominant le sommet d’une colline, nous a beaucoup plu. Kitch à souhait, commençant à se parer pour le nouvel an chinois, nous y avons passé un très bon moment plein de zénitude et à l’écart du grand flux touristique. Nous avons voulu enchainer par la visite de la grande mosquée mais là, grosse déception. La mosquée bleue de KK est beaucoup plus jolie à notre goût.

Le lendemain, jour du grand départ d’Aurôre, a été plutôt off : dernier petit restau vietnamien, un dernier massage et en route pour l’aéroport où là nous avons vécu une grosse embrouille, mais bon, ça se saurait si la vie était un long fleuve tranquille…

Toutes nos visites antérieures de KL se sont déroulées à l’occasion du grand prix moto de Sépang. Cette fois-ci, j’ai eu le plaisir de découvrir une capitale moins tumultueuse et moins envahie. Nous avions aussi plus de temps et étions moins stressées. Bref ce fut presque une redécouverte de KL.
J’espère que la prochaine fois (s’il y en a une) Benoît aura le plaisir de goûter aux charmes de Kuala.

Je vous souhaite une très bonne année à tous et toutes (je suis encore dans les délais) et vous dis à très bientousssssssssssss !!!

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Tinggi tinggi Gunung Kinabalu !

Le 11/12/16, 15:43

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[ Situer sur la carte : Malaisie - Ranau ]
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Cela faisait un petit bout de temps que nous voulions nous rendre au parc naturel du mont Kinabalu et de ses alentours mais nous ne trouvions jamais le temps de le faire. Ce week-end étant un week-end de trois jours, nous nous sommes décidés pour cette direction.
Le mieux, normalement, c’est de partir tranquillement la journée, dormir sur place au pied de la montagne et le lendemain, profiter de l’aube et aller se balader. Comme on s’y est pris trop tard, nous avons opté pour l’autre solution un peu plus fatigante qui est de partir tôt le matin et rentrer dans la soirée : Lever du camp à 7h15, enclenchement du GPS et en avant Guingamp ! Direction Sabah tea garden.
La distance n’est pas si longue en kilomètres (150 km environ) mais comme nous grimpons la montagne, nous avons roulé sur une route sinueuse très empruntée par les cars et les camions avec zones de doublement assez parcimonieuses ce qui fait qu’il nous a fallu 2 bonnes heures et demie pour arriver plus haut que Ranau, aux plantations de thé de Sabah.
Par contre paysages magnifiques, vues du Kinabalu sous tous les angles, vallées verdoyantes, cascades, rizières, cultures pentues de légumes en tout genre, découverte sous un autre angle de Sabah…
Vers 10h30 nous sommes arrivés à Sabah tea Garden. C’est une petite enclave de culture perdue au milieu de la jungle, à flanc de montagne du parc Kinabalu. Pour nous c’était une première de découvrir en réalité ces petits arbustes au premier abord sans prétention. Cette plante de renommé universelle fait penser à un petit buisson de troène taillé en rond et haut d’un mètre à peine. Pas d’odeur particulière non plus. Simplement un petit océan de verdure tout en camaïeux, offrant une palette de verts allant du plus tendre printanier au plus profond vert bouteille.
Il n’y avait pas trop de monde, l’atmosphère était douce et reposante, bercée par quelques stridulations ponctuées de roucoulades discrètes ; la zénitude totale.
Comme il se doit, nous sommes allés déguster la production locale et, n’en déplaise à certains médisants qui se reconnaitront, absolument pas par esprit de rédemption mais par pur souci de lutte contre la déshydratation, sensation contre laquelle nous luttons activement tous les jours et plus particulièrement les soirs de week-end !!!!
Thé tarik pour Guiguitte et thé citronnelle pour moi dans un cadre simple et apaisant loin du tohubohu de KK.
Visite de la factory locale avec un guide nous révélant tous les secrets du thé (surtout celui de Sabah bien sûr !) et tous les bénéfices pour nos petits corps malmenés par nos habitudes alimentaires désastreuses. S’il n’y a qu’une chose à retenir c’est qu’il faut boire du thé (de Sabah of course) tout au long de la journée, sans sucre sans lait et sans citron, sans le faire infuser plus de 4 mn dans une eau à moins de 98°.
Je ne sais si nous réussirons à mettre en pratique toutes ces recommandations mais nous avons fait le plein en sortant de divers produits locaux à des prix tout à fait raisonnables !

Départ des plantations pour nous rendre au Poring hot spring, parc du Kinabalu à une vingtaine de kms de là. La météo un peu capricieuse nous a fait déjeuner un peu plus tôt que prévu afin de permettre à l’averse de passer son chemin.
Là, par contre, grosse affluence touristique : des cars entiers de voyageurs étaient stationnés laissant présager une foule abondante dans les parages.
Le principal attrait de ce parc sont les sources d’eau chaude provenant du cœur de la terre et aménagées en petites baignoires individuelles, en piscines ou en bains collectifs. La foule se presse dans cette partie du parc, délaissant facilement les autres activités.
Pour notre part, nous étions plus tentés par la canopée walk, balade aménagée dans les cimes après une bonne grimpette dans la jungle d’un dénivelé de plus de 800 m.
Arrivés au sommet, un enchainement de passerelles surplombant le vide permet une balade inoubliable à la canopée des arbres. Moment magique là aussi dans une atmosphère très particulière, chaude et très humide, bercée par des cris d’animaux invisibles mais très présents. Bon, je n’étais pas les plus fière et la plus hardie mais je suis allée jusqu’au bout par des passerelles de bois de cordes pas trop rassurantes et assez mouvantes, petit challenge personnel réussi.

Je ne voulais pas quitter la région sans avoir admiré la rafflesia, fleur la plus grosse du monde et endémique de Bornéo. Le problème de cette fleur c’est qu’elle n’a pas de saison particulière pour pousser et qu’elle ne vit qu’à certains endroits très limités. De plus, elle a une période de maturation de 9 mois avec une durée de vie, une fois éclose, limitée à une semaine. C’est vous dire s’il faut vraiment tomber dessus et profiter du spectacle. Il en pousse régulièrement dans le parc (j’ai même pu admirer trois boutons sur la descente de la canopée) mais après m’être renseignée, pas de fleurs actuellement…
Etant d’un naturel têtue, j’ai cherché à la voir chez des particuliers sans me faire arnaquer car certains profitent de cette manne céleste sur leur terre et organise des visites moyennant finances. Des copains avaient tenté de la voir par ce biais mais 120 ringgits réclamés par personne avaient refroidi les ardeurs ! Du coup, après furetage dans les parages, une fleur était visible pour 20 RM par personne. Banco et on nous a même emmené sur le site en pick up, que demander de plus ?
Flashage tous azimuts de la belle nimbée par sa nuée de mouches afin de la polleniser, admiration de cette plante sous ses trois formes de vie : bouton, fleur et déliquescence d’une vieille rafflésia, mission pleinement remplie !
Voilà, une très belle journée en pleine nature, quelques connaissances en plus, c’était vraiment super !
Très gros bisousssssssssssssss à toussssssssssssssssssssssss !

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A bientôt les Momos

Le 29/11/16, 17:38

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[ Situer sur la carte : Malaisie - Kota Kinabalu ]

Comme annoncé dans le précédent post, la place vacante laissée par nos copains d’ «Australie nous voici !» n’a pas eu le temps de refroidir car une semaine après notre retour à KK, nous étions de nouveau à l’aéroport pour aller chercher les Momos qui font partie de nos plus vieux copains. Cela ne nous rajeunit pas mais cela fait plus de trente ans que l’on se connait ! Toujours là, aussi bien pour le bon que pour le mauvais, eux qui n’ont pas hésité à traverser la France pour nous épauler pendant les moments difficiles vécus en 2014.
Cette fois-ci, les conditions de nos retrouvailles étaient largement plus plaisantes malgré un voyage infiniment plus long pour se revoir !

Depuis notre départ pour l’Australie, les copines restées à Kota m’avaient informée qu’une météo lamentable sévissait à force de trombes d’eau régulières. Pendant la semaine d’intervalle entre le départ des uns et l’arrivée des autres, cela n’avait guère été plus joyeux, je craignais donc le pire pour le séjour des normands à Sabah (même s’il est acquis que le viking ne craint pas la pluie bien au contraire !). Apparemment les dieux de la météo étaient avec nous car, à part quelques averses plutôt tombées durant les nuits, on n’a pas eu trop à se plaindre des perturbations météorologiques. La seule fois où cela nous a vraiment gênés, c’est lorsque nous avons voulu aller voir les singes nasiques vivants au bord d’une rivière, à plus d’une heure de route de Kota. Le nasique, comme la plupart des singes d’ailleurs, n’aime pas trop de faire tremper le poil. Malgré un quadrillage serré de la zone fluviale dans laquelle ils vivent à l’état naturel, pas moyen d’en apercevoir la queue d’un. Nous avions fait cette sortie avec les copains précédents et même si ce fut de loin, nous avions pu admirer un groupe assez important de balancer d’arbres en arbres. Mais là, que tchi, nada… Par contre nous avons croisé la route d’une famille de loutres absolument pas perturbées par la météo ambiante, ce qui a égayé largement nos recherches simiesques !
Du coup, nous n’étions pas sûrs d’apercevoir les « fire flyes », petites lucioles qui volètent à la tombée de la nuit et illuminent certains arbres tels des sapins de Noël un 25 décembre. Mais si ! Malgré la forte hygrométrie, elles sont sorties pour notre plus grand bonheur et ont paré la mangrove de ses plus beaux apparats. Nonobstant l’habitude que j’ai prise de les voir régulièrement, je ne me lasse pas de ce spectacle plus que magique qu’elles nous offrent à chaque fois. C’est un pur moment de bonheur, quasi insaisissable par les appareils photos mais vraiment inoubliable aussi bien pour les petits que pour les grands.

J’avais concocté un petit programme de visites incontournables pour les sudistes en leur demandant leur opinion et leur ressenti pour chaque activités. Tout ce qui avait été testé avait reçu leur assentiment, j’ai donc pratiquement refait le même circuit avec quelques variantes. A leur tour, les Momos m’ont donné leur entière approbation et m’ont adoubée guide officiel de KK avec la note de 9,75/10, je peux donc encore m’améliorer (je dis ça pour ceux qui viendront bien sûr !).

Le séjour des Momos à Bayshore a été très fortement marqué par l’adoption inopinée d’un rataillon de chaton abandonné et perdu qui avait trouvé refuge à la piscine en bas de notre bâtiment. Cette pôvre petite chose sortie d’on ne sait où, hurlait comme un perdu qu’il était sous le porche. Nous l’avions déjà aperçu lors d’un petit pique-nique organisé le lendemain de l’arrivée de nos amis. Il avait été fortement attiré par l’odeur de la nourriture et il avait dévoré goulument les quelques déchets que nous avions. Puis il avait été chassé et rejeté par les chats du quartier qui ne voulaient pas partager les gamelles quotidiennes régulièrement dispensées par Lydie, copine française vivant aussi à Bayshore. Tout le monde était tombé sous le charme de ce petit orphelin, mais bon…
Le lendemain, pas de petit mimi à la piscine, on s’est dit qu’il avait été peut être recueilli…
Le surlendemain, l’orage sévissant fortement, nous avons entendu des cris désespérés, de poignants appels au secours à fendre un cœur de pierre.
La pluie ayant cessé et les hurlements aussi, Guiguitte a proposé que nous allions à la piscine avant d’aller se coucher, histoire de se rafraichir. Aussitôt dit aussitôt fait, j’ai préparé une petite gamelle au cas où… Et qui était là, sortant de nulle part, tout maigre et tremblant, le petit rataillon bien sûr. Bon, ben, ce qui devait arriver arriva… Depuis bientôt 3 semaines nous avons un charmant petit colocataire (dont j’ignore encore si c’est il ou elle) qui s’est bien remplumé et qui nous met le souk dans la maison. On l’a appelé Tingi en référence à la chanson de Mescanefeux sur le mont Kinabalu qui est un peu devenu notre hymne. Je la chante à tue-tête dès que j’en ai l’occasion…ou pas… et je saoule tout le monde avec cette chanson. Je précise que Tingi veut dire grand en Malais, beau paradoxe pour ce microbe qui faisait moins de 800 gr en arrivant chez nous.

Maintenant les Momos sont repartis vers les cieux nordiques. Ils ont retrouvé enfants, chachat, maison et boulot.
Pour nous la maison est bien vide, mais plus autant qu’avant… et surtout elle se prépare à l’arrivée éminente de notre descendance ! Juste le temps de laisser se reposer notre estomac et notre foie en vue des agapes de fin d’année.

Pleins de gros bisoussssssssssssssssss à toussssssssssssssssssssssssss et à bientoussssssssssssssssss

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Australie nous voici !

Le 08/10/16, 2:43

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[ Situer sur la carte : Australie - ]

Australie nous voici est le slogan qui nous a réuni, Véro, Pierrot, Jean Coeur, Flo et nous-mêmes pendant trois semaines !

Nos potes sont arrivés le 8 octobre, les valises chargés de saucissons, foie gras et cubis et se sont installés pour 10 jours, chez nous, à Kota Kinabalu pour notre plus grand plaisir.

Ce voyage, nous l'avions rêvé avec les Sharki, il y a plus de 18 ans en se disant : un jour, on ira en Malaisie voir le Grand Prix moto à Sépang. Notre expatriation étant l'occasion ou jamais, après un plaidoyer expressif, ils nous ont dit OUI ainsi que les très nouveaux mariés que sont Jean Coeur et Flo.
Nous leur avions concocté un petit programme en espérant que la météo soit avec nous et ce fut le cas. Eux qui ont plutôt l'habitude de voyager aux Etats-Unis, le dépaysement fut total.

Après ces 10 jours dans la capitale de Sabah, nous sommes partis en Australie (d'où le slogan bien sûr !)afin d'assister au GP de Phillips Island qui se déroulait le 23 octobre. Avec l'aide de nos copains australiens, nous avons tous loué une grande maison à côté de Cowes et nous nous sommes retrouvés à 8 dans une belle maison bleue genre cottage. Retrouvailles émues avec Mal et Annie, rencontrés 4 ans plus tôt au GP de Barcelone et revus la même année pour nous, déjà à ce fameux GP d'Australie.
Je me suis empressée de leur concocter quelques mojitos qu'ils avaient le malheur de ne pas connaître, quelques spécialités françaises ont été dégustées, bref l'ambiance était chaleureuse et conviviale.

Le jeudi précédant le GP a été consacré à la découverte de Phillips Island en débutant par la visite du Koala Center. Le temps était clément et nous avons pu nous balader dans une forêt d'eucalyptus et admirer ces gros pompons de poils à oreilles, trop mignons et attendrissants. C'était la première fois que j'en voyais en vrai et c'était vraiment craquant de pouvoir les découvrir, nichés au creux d'une fourche,tranquillement bercés par la brise du large.

Après mitraillages photographiques tous azimuts, nous sommes partis accomplir un de mes plus grands rêve : voler en hélicoptère.
C'est Jean Coeur qui avait évoqué cette possibilité et nous en avons eu l'occasion pas trop loin du circuit.
Bon, c'était un tout petit tour de 8 mn avec un tout petit hélico mais c'était quand même féérique. Grand ciel bleu, petite brisounette, conditions idéales pour admirer l'île et bien sûr le magnifique parcours où nos valeureux pilotes allaient s'exprimer le lendemain matin dès poltron minet !
J'ai accompli un de mes très grand rêve et en garde un souvenir inoubliable malgré la brièveté de ce survol, un pur moment de bonheur...

Après être redescendu sur terre (dans tous les sens du terme), nous sommes partis à l'autre bout de l'île pour rendre visite aux pingouins nichant dans les landes australiennes. C'est un bizness assez cadré qui, si on s'en tient à son sens strict de la "parade des pingouins" peut être assez décevant. Mais si on traine un peu après, cela vaut quand même le coup. Nous avons donc pu observer plus d'une centaine de petits pingouins sortant des flots par groupes et remontant timidement en se dandinant la grande plage pour aller retrouver leur nid constitué d'un trou niché dans les fourrés. Nous étions installés sur des gradins un peu en retrait pour ne pas trop les effrayer. Cette remontée se faisant entre chien et loup, ce n'était pas évident de bien les discerner surtout que le pingouin austral n'est pas plus gros qu'un petit poulet déplumé... mais une fois qu'il atteint la terre ferme,il prend son temps pour chercher son nid, remonte très loin sur la dune, "papote" avec ses congénères, se dispute bref ne se couche pas immédiatement, nous laissant ainsi le temps pour mieux les étudier et les admirer. Sympa et original.

Les trois jours suivants ont été consacrés à la course moto GP sur laquelle je ne m'étendrai pas, les émissions et les revues spécialisées le feront mieux que moi. Juste un aparté sur la météo qui s'est dégradée dès vendredi matin : différence de 30° entre les matinées malaisiennes et australiennes, vent, pluie : on s'est bien caillé ! GP difficile et un peu mou du genou...

Le lundi suivant, après un repos bien mérité, nous avions décidé de découvrir un autre côté de l'île et plus particulièrement les pinacles du cap Woolamai. Le soleil repointait son nez et nous avons longé la côte en admirant les villages, les pêcheurs, les pélicans, pour arriver tranquillement sur le site de randonnée aboutissant aux pinacles. Là, ballade d'une heure en passant par une immense plage quasi déserte puis remontée sur la lande. Au détour d'un virage, rencontre d'un wallaby ! puis un autre et un autre, bref nous étions sur le territoire des Skippy locaux. Moments incroyables et magiques qui valaient tous les détours. Observation d'un magnifique porc épique, d'oiseaux, découverte auditive d'un pingouin resté dans son nid puis, enfin en point d'orgue, admiration des pinacles. Très belle journée placée sous le thème de la nature et de l'amitié.

Le lendemain, départ pour Melbourne. Adieux émouvants avec Mal et Annie que l'on espère revoir ici ou ailleurs sur la planète.
Nous avons visité Melbourne au pas de course, mais on n'avait pas trop de choix vu le temps qui nous était imparti...

La dernière partie de notre voyage était consacrée à la capitale malaisienne en général et à la la course moto GP en particulier bien sûr !
Nous avons réservé le jeudi pour Kuala Lumpur avec les copains qui eux, découvraient KL. Visite donc des grottes de Batu Caves (en pleine rénovation donc beaucoup moins magiques), marchandages à China Town, admiration des tours Pétronas, tous les classiques de la capitale mais qui valent vraiment le détour.

Les jours suivants ont été réservés aux courses sur le circuit de Sépang. Là aussi je ne m'étalerai pas malgré toute l'émotion vécue avec le sacre de notre grand champion qu'est Joann ZARCO. Nous avons vécu un très grand moment, tous ensemble avec les copains et je pense que rien que cet instant rend leur séjour tout à fait inoubliable.

Ainsi s'achève le séjour du groupe "Australie, nous voici" ; nous nous sommes séparés un peu à l'arrache au milieu d'une foule assourdissante à la sortie du circuit. Chacun a regagné ses pénates encore émerveillé de ces trois semaines, contents de rentrer mais tristes de se séparer après tant d'émotions vécues tous ensemble. Bien sûr ce n'est qu'un au-revoir... mais les au-revoir n'ont pas tous la même intensité...

Et puis maintenant, nous préparons l'arrivée imminente de nos très chers normands-bretons-parisiens-sudiste que sont nos copains Momo et Nadine.

Gros bisous à tous et à très bientousssssssss

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Rivers Day

Le 25/09/16, 16:35

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[ Situer sur la carte : Malaisie - Kota kinabalu ]
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Il y a quelque temps, un collègue de travail de Guiguitte a rencontré un dimanche en se promenant, une femme qui organise chaque année la fête de la rivière dans un quartier en banlieue de Kota Kinabalu.
Le principe en est assez simple, il suffit de construire un radeau en bambous de dimensions réglementées et de descendre une partie du cours d’eau le dimanche 25 septembre. Cette femme, très concernée par l’écologie et la biodiversité des rivières, avait très envie qu’une délégation française participe à cet évènement auquel participe le ministre du tourisme. Elle a donc tout simplement demandé au collègue de monter une petite équipe, de construire notre propre embarcation et de descendre la rivière avec tous les autres frêles esquifs.
Dès le lendemain, très enthousiasmé à cette idée, il en a parlé au travail et a fait des émules en quelques clics.
Nous nous sommes donc retrouvés le samedi précédent au bord d’une rivière d’une couleur douteuse, ombragée par d’immenses arbres à ramboutan du plus bel effet, les fruits étant à maturité complète. Un peu noël avant l’heure tant ces myriades de fruits rouges illuminaient le feuillage d’un vert profond.
Des beaux bambous frais coupés nous attendaient, il n’y avait plus qu’à relever le défi. Nous n’avions que très peu de temps pour aboutir ce projet, la course se déroulant le dimanche suivant. Après avoir un peu observé comment s’y prenaient les concurrents, il a été décidé d’utiliser de grosses chambres à air de camion afin d’améliorer la flottabilité, les malaisiens eux utilisant des tubes de PVC d’un bon diamètre qu’ils bouchent aux deux extrémités.
Un jeune Malais répondant au nom de Pilid avait été délégué par Winnie (la femme organisatrice) pour nous aider à la construction de notre beau bateau et ainsi nous éviter quelques bévues de débutants. Il nous a appris que pour que notre embarcation glisse bien sur les ondes, il fallait utiliser le bambou dans un certain sens. Il nous a montré comment reconnaître le sens de pousse et comment les assembler. Par contre le coup des chambres à air l’a vraiment épaté, n’étant pas habitué à ce système. Toute l’équipe a donc bien travaillé et notre embarcation a vite pris une belle tournure. Par contre la mise à l’eau n’a pas été des plus simples car la construction de faisant sur une rive escarpée, il a fallu cogiter pour que la plateforme ne glisse pas trop brusquement afin que les chambres à air restent dans leur coffrages et surtout que personne n’aille dans l’eau, cette dernière étant occasionnellement habitée par quelques crocodiles… (peu agressifs nous a-t-on dit, mais quand même !).
Vers 13h, Winnie est venue très gentiment nous demander de partager le déjeuner avec une partie des riverains. Nous ne nous y attendions pas et cela nous a beaucoup touchés. Les plats étaient délicieux et nous avons partagé un très bon moment avec tout le monde. Il faut dire que notre présence avait fait le buz et que tout le quartier était venu observer les « orang putti » (homme blanc) !
Le samedi suivant a été consacré à décorer sommairement notre magnifique navire et nous voilà fin prêt à en découdre avec les autres équipages et défendre âprement l’honneur de la France !
Sauf qu’il y a eu un gros malentendu ! Nous avions compris qu’il s’agissait d’une course avec un équipage de rameurs ; quand nous sommes arrivés, tous les bateaux étaient amarrés et ils étaient tous les plus magnifiques des uns des autres et tous avaient … un petit moteur ! En fin de compte il s’agissait d’un corso de bateaux et celui qui gagnait n’était pas le plus rapide mais tout simplement le plus beau. Autant vous dire que nous étions assez minable comparé aux autres. Mais qu’importe. Tout le monde était content de participer et c’était vraiment ce qui comptait.
Le départ était prévu pour 10h, chacun était fin prêt, on attendait plus que le ministre… qui s’est largement fait attendre puisqu’il est arrivé très décontracte vers midi…
Le départ a enfin été donné et toute cette splendide escouade a démarré, escortée de prêt par quelques personnes de notre team en paddle.
Les valeureux navigateurs sont arrivés accueillis par des hourras, des bravos et au son des gongs traditionnels. Les organisateurs de la route du rhum n’ont qu’à bien se tenir, la relève est là !
Nous avons ensuite dressé des tables et avons tenté de partager nos plats avec nos voisins. Cela n’a pas été évident mais nous y sommes arrivés. Ce dimanche s’est donc finit tardivement mais dans la bonne humeur et le partage.

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Visiting Kuching

Le 08/09/16, 11:37

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[ Situer sur la carte : Malaisie - Kuching ]
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Visiting Kuching !

Bon d'abord désolée d'avoir tant tardé à alimenter mon blog, d'une part parce que mon retour estival en métropole était synonyme de vacances, et d'autre part, parce que depuis mon retour en Malaisie mon PC fait des siennes... Il est allé faire une petite cure de jouvence mais j'attends impatiemment novembre et mon ami Momo pour qu'il lui fasse un petit lifting des plus réussis.

Je ferme la parenthèse et reprends la narration de nos pérégrinations en Asie.

Septembre étant en Malaisie notre équivalent en fériés du mois de mai, les «petits» week-end de trois jours sont bel et bien là, du coup nous en profitons pour aller balader un peu plus loin que Kota Kinabalu.
Après avoir fait le parc national de Mulu au mois de mai dernier, notre choix cette fois-ci c’est porté sur celui de Bako, à côté de la ville de Kuching. Kuching veut dire chat en malais, pourtant aucun félidé marquant n’est à l’origine du nom de cette jolie ville. Malgré tout, le tourisme surfe sur cette vague et énormément de statues, de ronds-points, de breloques et artisanats locaux sont à l’effigie de Félix de tout poil, un musée lui étant même consacré.
Nous sommes partis le samedi matin par avion avec les copains qui nous accompagnaient déjà à Mulu et avons atterris 1h30 plus tard après avoir survolé Bruneï et traversé tout le Sarawak. Météo sympa, ciel voilé juste ce qu’il faut pour ne pas brûler immédiatement !
On trouve l’hôtel judicieusement choisi par Guiguitte pour son emplacement en centre-ville et sa vue sur la Sarawak River, on s’installe et nous voici parti à la découverte de la ville et de son waterfront fort sympathique.
Kuching est une ville qui laisse une place privilégiée aux artistes en général et à l’artisanat local en particulier. Arrivant de KK cela fait drôle de voir autant de petites boutiques aussi bien achalandées et à des prix défiant toute concurrence ! Un bouclier malais valant trois fois moins cher à Kuching cela donne quelques regrets d’être séparé de plus de 1000 km…. On en a pris plein les yeux ! Magnifiques statues représentant des guerriers, des chasseurs de tête, de superbes masques, des totems appelés kramen, des bijoux, des sarbacanes, des sabres, des couteaux, bref énormément d’objets d’origine tribale qui n’étaient pas sans nous rappeler certaines choses vues à Bali ou chez les Maoris de Nouvelle-Zélande. Bon évidemment on avait envie de tout acheter mais on a été sage et seule une sarbacane et son étui à fléchettes nous ont suivis jusqu’à KK.
Nous sommes allés ensuite faire un petit tour d’une heure sur la Sarawak River. Bon là évidemment cela s’est gâté, le côté charmant et enchanteur de la ville a vite été submergé par l’immense travers malaisien qui est le non-respect de l’écologie. Nous avons donc pu retrouver comme à KK une rivière en charge de tous les déchets possibles et inimaginables… Quelle tristesse de voir ce magnifique patrimoine gâché par cette inconscience collective. Pourtant ce n’est pas faute de panneaux apposés sur les quais disant « Notre rivière est la vôtre, ne jetez pas vos déchets dans l’eau ». Malheureusement je ne suis pas persuadée que la pollution ne viennent exclusivement que des touristes, le problème étant vraiment à la base de la population locale et des réseaux d’assainissement et de collecte des déchets des plus éthérés…
Le lendemain nous sommes partis à la découverte du parc national de Bako qui est un des plus anciens et des plus petits parcs du Sarawak. Rien à voir avec Mulu, plus simple et moins balisé, un peu plus brut de décoffrage ! On s’y rend par bateau puis on accoste à une jetée des plus succincte. Nous avions fait le choix de prendre un guide, comme à Mulu, afin d’apercevoir le plus d’animaux possible. Heureusement car nous serions passé à côté de plein d’animaux, trop occupé à regarder où nous mettions les pieds tant certains passages étaient abrupts et escarpés. De plus les guides en se croisant, se donnent des informations relatives aux lieux de niche de tel ou tel singe ou serpent ce qui fait que tout le monde peut admirer à loisir la faune du parc. Nous avons donc vu des bébés varans (animal commun à KK), des nasiques, singes argentés, macaques, serpent d’un vert quasi plastifié, lémur volant (bon là il se faisait une petite pouille sur son arbre mais normalement il vole). Par contre pas de calao… et pas de raflesia non plus qui était ce que j’appelle ma mission prioritaire pour ce week-end. La raflésia est la plus grosse fleur au monde et est endémique à Bornéo. Elle se forme en 9 mois mais n’éclot que 5 jours ce qui fait qu’elle n’est pas facile à voir si on n’est pas sur place. Il en pousse du côté du mont Kinabalu mais on n’a pas encore réussi à la voir.
Après cette bonne randonnée dans la jungle terrible jungle, nous avons débouché sur une petite anse où l’on s’est baigné, tranquille. Un petit bateau est venu nous chercher et nous a menés voir des formations rocheuses qui n’étaient pas sans rappeler celles de la plage de Kudat. Très jolies et très originales. Le bateau nous a ensuite mené au premier lieu d’accostage ou l’on peut manger, pique-niquer et même dormir. Ce lieu est donc très prisé par les macaques, voleurs dans l’âme, d’une agilité surprenante et toujours prêts à fondre pour vous chouraver vite fait un petit chouchou ou votre dernier smartphone ! Des porcs barbus (en pays muslim lol !) se sont aussi invités sur la plage, déambulant nonchalamment tout en guettant un petit gâteau qui serait tombé subrepticement de votre sac à dos ou de la main d’un minot.
Après avoir bien profité de Bako, nous sommes rentrés avec au-dessus de nos têtes, un ciel de plus en plus noir mais qui a réussi à se contenir jusqu’à notre arrivée à l’hôtel. Par contre, très peu de temps après, la ville a été largement rincée par un magnifique orage qui a embrasé tous les environs pendant plus de deux heures.
Le lendemain, nous avons déambulé dans la ville découvrant le little india local sans beaucoup d’intérêt, une chinatown très colorée et le musée d’anthropologie de la ville. Le musée au charme suranné était très sympa, à faire malgré une climatisation elle aussi d’époque !
Retour à KK et fin de ce week-end tout en douceur et en tranquillité.
Belle et intéressante ville de Kuching où il reste encore pas mal de chose à faire comme le centre de réhabilitation des orangs outan, mais cela sera pour une autre fois…
Bisousssssssss à toussssssssssssss



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Jungle fever

Le 30/05/16, 18:21

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[ Situer sur la carte : Malaisie - Mulu ]

Le mois de mai est propice aux ponts voire aux aqueducs en France, eh bien en Malaisie aussi ! Le week-end dernier fut donc un week-end de 4 jours et nous sommes partis dans le Sarawak, état voisin de Sabah ( toujours sur l'île de Bornéo), explorer le parc de Mulu. Un couple d'amis nous accompagnait ainsi que leur délicieux petit garçon.

le Mulu gunung est une réserve gigantesque faisant partie de l'UNESCO, abritant une faune importante sous une flore luxuriante.

Le village est très petit en lui même et l'on y accède exclusivement que par les voies aériennes ou fluviales, aucune route y menant n'ayant encore été construite.

Nous avons donc d'abord pris un petit avion à hélices de KK (2h de retard on ne sait ps pourquoi) , nous sommes posés au bout de 3/4 h à Miri pour l'émigration et sommes repartis dans le même avion pour une 1/2 h de vol et enfin atterrir à Mulu, destination finale.

Dépaysement total déjà rien que dans ce minuscule mais très pratique aéroport. Une navette nous attendait pour nous amener à l'un des deux hôtels du parc.

Une fois sur place, nous nous sommes renseigné afin de réserver un guide et une excursion. Plusieurs circuits existent, que l'on peut faire seuls ou avec un guide. Nous avons préféré la deuxième solution craignant de passer à côté de certaines choses et grand bien nous a pris.

La première sortie a eu pour but, après une marche de plus de deux heures, de visiter la Bath cave (grotte aux chauve-souris) et d'arriver pour l'heure de leur sortie quotidienne. Je m'attendais à faire un trek en pleine jungle, genre Bob Morane, pas du tout. Chemins bien balisés pratiquement tout en plancher de bois, carrossables pour tout le monde, tourisme très organisé et très canalisé.

Nous étions un petit groupe d'une dizaine de personnes (une famille malaisienne de KL et nous) et notre guide a été particulièrement patient, agréable et intéressant. Il nous a fait voir toute une variété de petits animaux que je n'aurais certainement pas vu sans son aide dont les plus curieux et aussi les plus "invisibles" étaient les phasmes. On en a vu de toutes sortes mais même le nez dessus, ce n'est pas évident de les repérer.

Je pensais voir des singes et de gros oiseaux mais, si moi je n'ai rien vu, je ne doute pas une seule seconde avoir été observée et épiée à qui mieux mieux par de mystérieuses paires d'yeux...

Après cette belle ballade, nous voici dans les grottes. Des grottes immenses, d'une hauteur majestueuse et abritant des millions et des millions de chauve-souris de plusieurs espèces. Les anfractuosités de la roche semblent être drapées d'un rideau de satin noir et soyeux, mouvant et bruissant, ondulant sous leur impulsion. Dans la grotte règne une chaleur moite. L'odeur aussi est presque palpable tant il y a d'épaisseur de guano. De toutes petites hirondelles cohabitent aussi dans cette immense caverne, ces hirondelles dont les nids attirent tout particulièrement les amateurs de cuisine chinoise.
Après une visite approfondie de cette immense caverne, nous sommes sortis pour admirer l'envol des chauves-souris, qui, comme muent par le même signal, sortent toutes en même temps, obstruant momentanément le ciel par un énorme nuage noir et arachnéen : superbe ! dommage que la pluie avait décidé de se mêler à cet instant magique... Nous avons ensuite rebroussé chemin sous de bonnes averses intermittentes mais romantiquement éclairés par de minuscules lucioles. Vraiment sympa !

Le lendemain, nous sommes partis par la rivière afin de visiter un village ancestral, acheter un peu d'artisanat local et explorer deux autres grottes, toutes très différentes les unes des autres. Là c'était plutôt une faune aquatique qui y avait élu domicile car c'était tout un réseau de rivières souterraines qui les sculptait, rognait et les élaborant. Très beau aussi toutes ces stalactites, mites et tutti quanti. Après avoir beaucoup monté et descendu de marches, nous nous sommes baigné dans une cuvette naturelle dans laquelle nous avons eu un peu de mal à rentrer tant elle était fraîche. Mais ayant pris un bon coup de chaud dans nos dernières explorations, cela a été un vrai bonheur de jouer à la Manon des sources.

Nous avons pique-niqué au bord de l'eau et sommes rentrés à l'hôtel, ayant réservé une dernière sortie. Malheureusement un orage important a joué les troubles fêtes et malgré notre motivation, nous n'avons pas pu repartir en ballade.

Nous avons passé un très bon moment à Mulu mais malheureusement on n'a pas pu faire tout ce que nous avions programmé, notamment la ballade dans la canopée et la visite des pinacles... Tant pis, il faudra qu'on revienne.

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Maaaaaacao ti plamb di maté, ça sent le sangue écaaaarlaté

Le 29/04/16, 5:40

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[ Situer sur la carte : Chine - Ile de Macao ]
Voir les photos : Chine - Ile De Macao ]

Evidemment, quand j'entends parler de Macao, comme tout à chacun la première chose qui me vient à l'esprit, c'est la chanson éponyme du grand orchestre du Splendid.
En creusant un peu le sujet et en discutant avec des gens qui s'y sont déjà arrêtés, je m'aperçois que ma culture est vraiment limitée et que je devrais plutôt avoir quelques réminiscences de mes cours d'histoire me parlant de la grande époque des navigateurs, de la période de Christophe Colomb et plus particulièrement de celle de Vasco de Gama. Mais va savoir pourquoi, mes neurones ne cherchent pas si loin et se cantonnent à la chansonnette des années 80...

Bon, tentant de combler rapidement mes lacunes, je me dis qu'un petit tour au Portugal tout en restant en Asie, ça ne doit pas être si mal que ça. Nous voilà donc partis pour un week-end de 3 jours à Macao.

Au départ, c'est le même avion que pour aller à Hong Kong, mais avant de passer l'émigration de l'aéroport, on bifurque et on prend un ferry pour aller sur l'île. C'est très bien organisé, pas besoin de récupérer les bagages de l'avion, tout est pris en charge par la compagnie (je dis pas qu'on était serein serein à l'idée de ne pas mettre par nous même notre valise dans le bateau mais bon, on a fait confiance et cela à très bien fonctionné).
Dès qu'on sort du ferry, une myriade de jolies filles vous attendent en petit costume aguichant, et vous tendent des petits cartons à l'effigie des plus grands casinos de l'île. Apparemment, cela donne droit à quelques piécettes à jouer mais comme tout est écrit en chinois, nous avons très rapidement déposé lesdits cartons au fond d'une charmante poubelle, passant, à n'en pas douter, à côté de Dame Fortune !
Comme tout est fait pour attirer le chaland dans son propre tripot, des bus navettes de tous les hôtels attendent leurs clients et nous embarquons rapidement dans celui qui nous mènera au Ponte 16.
Après avoir pris possession de notre chambre, nous partons guide et carte à la main, à la découverte du centre historique de Macao, avec comme point central, les ruines de la cathédrale St Paul dont il ne reste plus que l'antique façade, le reste de l'édifice ayant été détruis par un incendie.
Alors, comment dire : oui très joli, très original avec les petites ruelles pavées à l'ancienne, les noms des ruelles en portugais... mais que de monde... et surtout que de chinois... On pensait avoir vécu le pire à Hong Kong, que nenni. Un capharnaüm dantesque, une cacophonie assourdissante et une incivilité insupportable...(hé oui Florence, je te le confirme : INSUPPORTABLE). De plus une légère bruine commençant à tomber, une forêt de parapluie a vue le jour, éborgnant,égratignant, bousculant à qui mieux mieux dans cette foule amalgamée.
Tout ceci étant difficilement envisageable pour le retour à l'hôtel, nous avons pris les ruelles adjacentes, retrouvant très rapidement un calme que le tohubohu précédant ne laissait guère envisagé.
Nous avons trouvé une petite shop pour nous restaurer et avons dégusté un délicieux sandwich au porc et la fameuse egg tart portugaise. Vraiment très bonne cette petite tarte, je m'attendais à un petit flanc, mais non, c'est bien au delà de ça. Tout simplement délicieux. Un peu de réconfort après cette dure épreuve du bain de foule.

Retour à l'hôtel, happy hour au 17ème étage avec vue imprenable sur la cité, pas facile...

Le lendemain, nous avions programmé Coloane, petite île nichée à côté de la grande, rappelant les villages de pêcheurs du Portugal. Mais une météo incertaine nous a fait douter du bien fondé et nous avons préféré rester à Macao, remettant au lendemain cette visite. Mauvaise idée, le temps s'est maintenu et la pluie s'est déplacée pour le lundi, annulant donc cette destination. Cela restera mon plus grand regret, car je suis sûre que nous aurions trouvé une ambiance vraiment particulière à ce lieu. Dommage...

Nous sommes donc partis par les ruelles non fréquentées par le tourisme de masse afin de rallier tout d'abord le red market : très décevant pour ma part... Bâtiment certes d'une architecture originale tout en briques rouges, mais je m'attendais à trouver de l'artisanat et quelques spécialités culinaires locales. Je n'ai vu que des fruits et légumes fort beaux certes mais la carotte macanaise valant celle de KK, cela ne me laissera pas un souvenir d'anthologie.

Par contre, au détour de ces ruelles, nous avons trouvé de petits temples totalement imbriqués dans des immeubles flamboyants jouxtant des largement plus vétustes. Des petits havres de paix loin du tumulte du centre ville.

Après le red market, nous avons rallié par les chemins de traverse, la forteresse de Guïa située sur une colline dominant la cité par un très joli phare encore en activité. Belle ballade dans un espace naturel. Nous avons pris un petit téléphérique pour y monter et sommes redescendus tranquillement à pied, très sympa.

Nous avions décidé de conclure notre périple par la visite du plus vieux casino de l'île (et oui, fallait bien qu'on aille se perdre dans une "aussi épaisse moiteur"). Là, aussitôt, mes neurones entonnent "A la grande table de poker Deux as planqués sous la théière Le vicomte lançait les enchères Une main posée sur le revolver".
Le vicomte doit se retourner dans sa tombe à la vitesse dudit ventilateur mode hélicoptère !
Oui bien sûr, je ne m'attendais pas à l'ambiance du Splendid (heureusement d'ailleurs), mais je ne m'attendais pas à celle là non plus...
Tout est presque passé à l'air électronique, baccara, roulettes, machines à sous. presque plus de croupier. Aucune tenue correcte exigée, aucun standing, une usine... Une usine à fric régulièrement alimentée par ces cars entiers de chinois traversant la frontière que pour aller jouer. Ca crie voire ça hurle pour faire venir la bonne carte. En plus tout est écrit en chinois (même les chiffres sont en chinois) donc pas facile d'appréhender les règles. Houlàlàlàlà pas pour moi, moi qui me faisait une joie de tenter ma chance, j'ai pas traîné dans le quartier. Par contre très luxueux, tape à l'oeil et bling bling. Des étages entiers dédiés aux jeux et il est vrai que plus tu gravis les étages et plus le calme et les croupiers sont présents. Les mises et le standing aussi montent en gamme, mais bon, c'est pas pour nous ou alors il faut y aller avec des copains qui savent jouer et là je pense que cela aurait été beaucoup plus intéressant. Donc quand même un peu déçue.

Retour à l'hôtel, direct au 17ème étage pour l'happy hour : un peu de réconfort après toute cette folie !

Lundi matin, jour du départ, nous sommes resté musarder dans les ruelles, découvrant un petit musée retraçant par photos l'historique de l'île. Très intéressant et un peu cultureux ! ce qui ne fait pas de mal de temps en temps.

Fin de notre périple macanais. nous avons passé un très bon week-end, encore différent de ce que nous avons déjà fait mais se rapprochant quand même de celui de Hong-Kong.

Je crois que nos excursions du côté de la Chine vont s'arrêter là. Dommage me diront certains mais là, y'a overdose. On n'est vraiment pas trempé dans le même acier et j'aurais pu faire une page de plus à vous décrire leur comportement grossier de malotru. On va se retourner vers des pays plus zens comme le Laos ou la Birmanie dès que l'on aura un peu de temps car là on sature un max de ce comportement de gros pénibles... Tous ne sont pas à mettre dans le même sac, je sais ... mais la majorité quand même !
Gros bisousssssssssssssss à tousssssssssssssss et à très bientôt de vous lire par commentaires, mail, skype et tutti quanti !

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Posté par pgil2290 | Poster un commentaire | 1 réponses